Auberge aveugle de chagrin, ouverte et toujours pleine
Je vais et je viens
J'avance et je recule
Cette maladie me ronge
Parfois je la surmonte, je lutte, je résiste pour la terrassser
Parfois je sombre, me laissant enlacer par cette maudite sirène qui hante mes journées
Mon âme, mon être tout entier n'est alors qu'une auberge aveugle de chagrin
Amplie de tristesse, de désaroie, de honte, je traine ce boulet qui m'empèche de vivre mon présent, ma Vie
Cette vieille auberge, un tas ruine immonde, est toujours ouverte mais fort heureusement jamais pleine
Il reste toujours quelques clients pour l'espoir et les projets
Mais elle demeure encore et encore
Elle est parfois bondée de monde mais ses murs commencent à féblir
Un jour je parviendrais à la vider totalement
Je fermerais ses portes et proclamerais sa démolition
J'épendrais ces cendres dans mon passé
Et je battirais par dessus une nouvelle auberge, flambant neuve, colorées et lumineuse
Ses clients ne seront que gaieté, paix, harmonie et sérénité
En attendant, je me bat
Je baisse les bras
je reprend ma garde
je laisse à nouveaux couler
C'est un combat de longue haleine dans le lequel je suis lancé mais l'espoir de cette inauguration demeure et me maintient en vie.
Par elendis, Vendredi 24 Aout 2007 à 16:03 GMT+2 dans Petits poemes (article, RSS)






