Ma Biographie... Ma Boulimie, Mon Anorexie

André (Mon ex)

Je viens d'avoir un coup de fil de mon ex chéri. Juste pour me souhaiter une bonne journée et un bon WE aprés des jours et des jours sans réel contact. SUIS TROP CONTENTE !!!!
Ca compance le clash de ce matin avec cet enfoiré de Mickey...... (même si à cause de ce C**, j'ai fait une énorme crise boulimie, enchainée de vomissement.... j'en avais pas fait depuis dimanche en fait depuis ma dernière altercation avec ce C**)

Enfin voila, juste deux petits mots comme ca qui ne regardent que moi mais bon, que j'avais quand même envie d'écrire ;-)

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Première crise depuis le début de ma cure perso

Voila, la première crise est arrivée.

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Mais je me doutais bien qu'il y allait en avoir une.

J'ai tenu 5 jours c'est déja énorme.

Je tiendrais plus la prochaine fois ;-)

Par contre je me tiens à mes repas réguliers même si légers et je ne les vomis pas. Je tente même de temps en temps de rajouter un tout petit peut plus de féculent ou céréales :-)

Et je tiens toujours contre la balance. Je ne me suis toujours pas pesée ! ! ! !









BIZ et bon courage à toutes ! ! ! !


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13 août 2006

11H00 _ Nous venons de faire l'amour. C'était bizarre au début, j'en avais énormément envie, mais je me sentais gênée de le toucher, je ne savais pas trop si je pouvais ou non. Bref, j'ai fais ce que j'ai voulu, et j'ai adorée. C'était bon ! ! ! et j'ai finalement eu l'impression que jamais nous ne nous étions arrété. Que jamais nous n'avions eu de problèmes d'abstinence.
Toute gène s'est très rapidement levée comme si tout n'avait jamais mal tourné.

13H00 _ Je suis entrain de vomir mon petit déjeuné beaucoup trop copieux pour mon estomac. J'angoisse pour mon rapport de stage et pour mon poids. Je n'arrive pas bien a vomir en ce moment, je vais devoir me mettre à la diète : 2 kilos a perdre.
Pour mon rapport, je suis visiblement sur la bonne voie, mais il y a encore beaucoup de boulo, selon moi. Selon mes maîtres de stage, c'est du très bon travail. Ils sont ravie. Moi je trouve pas ça encore assez bien et je sais que je n'aurais pas le temps de tout parfaire comme je l'aimerais. Mais bon, il faut accepter la non perfection ;-)

14H00 _ Je vais refaire un petit tour sur le forum, ca fait un bail que je n'y suis pas allée. Je tombe sur une discussion sexe/anna. Un garcon qui subit l'anorexie et l'abstinence de sa copine depuis 6 mois. Je lui répond :

"Bonjour,
je te répond par rapport à ma propre expérience. Chaque vécu est unique mais peut être que ça pourra t'aider.
Je suis moi même anorexique mais aussi boulimique depuis plus d'un an. Je suis en couple depuis 8 ans
maintenant et cela faisait 10 mois que nous n'avions pas eu de rapports sexuels. Et nous aussi nous vivons des hauts et des bas.
Bref, notre cas ressemble donc fortement au votre.
Je vais donc tenter de te faire part de tout ça et tenter de t'apporter des explications, du moins ce que moi j'arrive a comprendre de ma maladie et des solutions que j'entrevoie :
• L'anorexie naît d'un besoin de contrôle, de maîtrise sur absolument tout. Elle est l'absence de plaisir,
ou plutôt le refus de plaisir. Elle est envahissante voire monopolisatrice. Elle nous pousse dans un cercle vicieux de contrôle qui bouffe tout notre temps et notre énergie. Ainsi elle nous pousse à un total égoïsme.
Je comprend tout a fait ce besoin que ta copine a eu de rompre. Moi même j'ai souvent éprouvé ce besoin sans jamais le concrétiser. Au fond de moi je sais que je l'aime et j'ai peur de le perdre. Je suis donc tirée entre cet amour que je n'arrive absolument pas a assumer et un besoin irrépressible de liberté et de solitude pour me retrouver seule face à moi même et face a elle (l'anorexie-boulimie).
• Sexuellement, je pense pour ma part qu'il y a une très forte opposition entre anorexie et sexe. Le sexe, c'est le lâché prise, c'est le plaisir par excellence. L'anorexie comme je l'ai dit c'est la maîtrise, le contrôle et le refus d'abandon de son corps et de son être dans quelque plaisir que ce soit. C'est donc parfaitement antagoniste. Pour ma part, c'était une véritable angoisse, voire un dégoût rien que de m'imaginer et pourtant je l'aime...
• Mais pas de panique ! ! Il y a espoir, rien n'est tout noir rien n'est tout blanc ! ! Je suis et ta copine est anorexique certes. Mais nous ne sommes pas qu'une boule informe faite uniquement de cette maladie. Il y a des moments, certes trop fréquent, ou nous ne pouvons être que ça. Ces moments la nous devons les vivre seules. Je sais que ça peut être dur pour l'autre d'accepter de se faire rejeter, mais nous, nous avons besoin de cette solitude. Dans ces moments, nous ne pouvons accepter d'être trouvé belle, désirable, aimée.
Dans ces moments la, l'autre doit accepter de s'effacer. Mais heureusement, dans notre vie il y a aussi
beaucoup de moment beaux et agréables.
La guérisons c'est ca : petit a petit les moments noirs sont de moins en moins fréquents et les beaux moments sont de plus en plus intenses. Il ne faut surtout surtout pas forcer le temps !!! Ce serait pire. Il faut de la patience et surtout beaucoup de discussion et de confiance.
Le désir reviendra tout seul petit a petit. Il est important de na pas perdre pour autant tout contact physique.
Fais lui des massages du dos, des jambes, des pieds ou des mains (moi perso, je ne supporte pas que l'on me touche le ventre... mais c'est peut être pas son cas). Ne sois pas pesant, soit patient. Si tu la presse, si tu lui montre trop souvent que tu es frustrés, qu'elle ne te comble pas, tu vas te transformer en une véritable angoisse et jamais elle ne pourra se laisser aller dans tes bras. Prenez plaisirs de tous ces autres petits moments qui ne sont qu'a vous. Il n'y a pas que le cul dans la vie, n'est ce pas ?. En revanche je t'accorde que votre couple ne tiendra pas une éternité dans l'abstinence. Mais ai confiance. Vous vous aimez ? Alors toutes ces petites choses reviendront.
De mon coté, c'est enfin revenue. Mes règles ont réapparue il y à un mois sans comprendre trop pourquoi.
Puis le désir est revenue, sans que je sois capable de m'accorder encore tout rapport. Enfin, ce matin depuis bientôt un an, nous avons refait l'amour. Sans aucune préméditassions, sans en parler, juste on l'a fait, c'était le moment et rien ne nous a fait pressentir qu'il était proche. Et tu n'imagine pas a quel point mon ami était désespéré que ça puisse ré-arriver un jour... Comme quoi, il faut garder confiance ;-)
Bon, j'ai été un peu longue mais c'est vrai que tout ça est bien compliqué.
Autre, chose, qui aide aussi, c'est de consulter un psy. Mais attention, « LE » psy, car il faut arriver a
trouver celui qui te convient le mieux.
Bonne chance à tous les deux ! ! ! !"

14H30 _ Je dois bosser. Je dois vider ma tête de tout ça et la remplir de travail. A+

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10 août 2006

22:53 _ Je t'aime André. Tellement. Mais je suis si faible, si peureuse, si mal... Je n'y arrive pas. Je t'entend discuter dehors et faire de la guitare. J'aime ta présence et pourtant parfois je ne la supporte pas. J'ai parfois envie que tu disparaisse, que tous les gens qui comptent sur moi disparaissent. En fait j'ai moi même envie de disparaître, de devenir toute petite jusqu'à ce que l'on m'ai oublié, jusqu'à ce que je m'oublie moi même.
J'ai peur de ce que je vais devenir, de ce que je suis peut être déjà. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, de me tromper, de faire mal aux gens que j'aime...
J'ai peur de tout et en même temps je peux parfois être si glaciale, si vide de sentiment et d'affect, que je pourrais dans ces moments être capable de tout entendre sans broncher, comme un bloc de marbre.
Qui suis je, qu'est ce que je fou là, qu'est ce qu'il est attendue de moi. Hein ????? Quelqu'un pourrait il me le dire ????? évidemment non......
Je dois être forte, je dois tenir, je dois rendre fier les gens qui m'aiment, je dois me construire pour ensuite construire, je dois faire des choix, je dois me reprendre en main, je ne dois pas déraper. Fais gaffe ou tu mets les pieds Nathalie, surtout ne glisse pas, la corniche est étroite mais encore praticable, alors avance ! ! ! ! !
Mais je suis paumée, je suis dans le brouillard, j'ai envie de m'asseoir et attendre qu'un hélico vienne me chercher et que le conducteur me dise : « C'est fini, tout va bien maintenant » et qu'il me tende un chocolat chaud que je dégusterais avec délice sans aller le vomir.

S'il te plaît petit hélico ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Un mal me ronge, mais je ne sais pas lequel, je ne connais pas sa force ni jusqu'où il pourra me manger ou quand est ce qu'il me laissera tranquille.

Je dors.... Je me réveille le lendemain devant mon ordi... Rien a dire.

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7 août 2006

Ma soeur est arrivée vendredi soir juste après le pot de départ de Hélène.
Elle est arrivée pile au moment où tout le monde allait bouger vers le parc pour manger des pizza. Ne mangeant pas, ça tombait très bien pour moi, malgré le fait que je suis partie à contre coeur. Je participe rarement aux soirées du CEN, tout ça à cause de : il faut manger sinon tu peux pas boire, et puis boire c'est hyper calorique, des fois c'est piscine ou plage donc maillot de bain, je ne peux pas manger les même choses que eux (pizza, charcuterie, barbecue etc...) du coup je rentre car je ne suis pas en forme pour assurer.
Ce soir là c'était le départ d'Hélène quand même ! J'aime beaucoup cette fille, donc je me suis psychologiquement préparée à cette soirée, en sachant que si ça va pas, j'ai l'issu de secour « Désolée ma soeur est arrivée, je dois partir ». Bref, quand je suis partie, j'étais un peu dégouttée de me retrouvé une fois de plus hors jeu avant tout le monde, mais c'était quand même bien sympa.
Ma soeur est donc arrivée sur les coups de 21h30 avec son copain et son chien. On est partie tous les 5 se balader dans Montpellier. C'était bien agréable même si j'étais crevée et que je n'avais rien dans le ventre depuis bien longtemps.
Le lendemain, on a fait quelques magasins de déco avec eux puis on est allé au resto. Pour une fois j'ai varié ! ! ! ! J'ai pris un menu et non une salade ;-) le poisson était en sauce avec un peu d'huile mais il est quand même passé. Par contre, le fromage et la tarte au pomme sont restés dans leurs coupelle, à mon grand désespoir car ils avaient vraiment l'air très bon.
Toujours pas de crises depuis jeudi soir... Je tiens...
Ma soeur part.
On part faire des courses, je prévoit quelques sucreries au cas où. EN fait je suis en train de me préparer une crise bien sympa.
AU retour, Marie nous apprend que des Espagnols de sa colloc dorment chez elle et que donc elle vient dormir chez nous (ne les connaissant pas, ça l'angoisse trop de passer la soirée avec eux).
OK OK OK OK OK..... Elle prend des somnifères donc elle n'entant rien quand elle dort.
Je vais donc attendre qu'elle s'endorme pour faire mes petites affaires.
Finalement je vais me coucher avant elle et André vers 22h30, comme ça j'arrête de penser à ça. Je me suis relevée vers 1h du matin et ils étaient toujours là dans le salon à discuter. Ça m'a fait comme une énorme boule de jalousie infâme, qui m'est montée dans la gorge. André est dessuite allé se coucher et moi je me suis barrée de la chambre après l'avoir foudroyé du regard.
La jalousie... Je déteste ce sentiment, il me rappelle trop le comportement de ma mère et je ne veux surtout pas avoir hérité ça d'elle. Je me refuse toujours de le ressentir mais là c'est plus fort que moi. Je vais dehors, je me calme et je vais me recoucher plus tard.
Le lendemain, Marie retourne chez elle vers 14h30, car je lui ais dit que je devais bosser.
Vers 17h30, elle rappelle pour fumer un bédo et discuter. Moi j'y vais pas, j'ai encore rien foutue à part bouffer et dégueuler. André monte la voir et ne revient que vers 21h. Encore une fois je suis enragée. Je l'imagine bien posé là haut avec elle à fumer tranquillou des bédo et à causer de tout et de rien, alors que moi de mon côté, j'ai à peine fini mon Chêne Vert et refait une crise de plus.
En fait je me trouve très contradictoire : Je veux qu'il est des amis, qu'il soit heureux et que surtout son bonheur ne soit pas dépendant du mien, car en l'état actuel des choses je me sens incapable de le combler. Et en même temps je lui fait des scènes de jalousies pitoyables qui me rebutent moi même. Le pauvre ne doit plus savoir sur quel pied danser...
En fait, ce qui me touche, c'est pas vraiment qu'il aime passer du temps avec une autre fille que moi, mais c'est plutôt que j'aime beaucoup discuter avec Marie, on se rejoint sur beaucoup de choses vu notre état psychologique très proche. On a beaucoup échangé et je la considérais comme mon amie. Mais le fait qu'elle soit de la même manière l'amie d'André (il la voit même plus que je ne la voit à cause des périodes de crises et en plus ils discutent beaucoup sur msn pendant le boulo alors que moi je n'ai pas internet au travail), j'ai l'impression qu'il me l'a piqué. C'est très gamin comme réaction et pourtant j'ai bien l'impression que c'est comme ça que je le vis. J'avais l'impression d'avoir trouvé une amie dans ma nouvelle ville et puis PFFFTTT, il me la chipe et du coup je lui en veut.
Du coup en a parlé tous les deux et il comprend très bien mon sentiment, même si bien sûr il ne pouvait pas s'en douter. Mais je ne veux surtout pas le privée de ce lien qu'il a tissé avec elle. Je pense que ça lui fait du bien de discuter avec elle et surtout ça lui change un peu l'air (car il faut dire que je ne suis pas du tout du tout du tout des plus agréables à vivre).
Ce matin, j'ai eu envie de le serrer dans mes bras, de lui faire des bisous. Hier, je suis restée là un moment à le regarder dormir sur le canapé. Je l'aime vraiment et je suis tellement triste de tout foutre en l'air, de tout salir, d'encrasser à ce point notre relation qui aurait put continuer d'être si belle.
Mais bon, on ne refait pas le passé, il ne me reste plus qu'à me battre et parvenir à guérir enfin. En espérant que d'ici là, les cartes ne soient pas déjà toutes jouer et qu'il me restera un petit bonus pour le reconquérir.

Il m'a écrit ça hier soir pendant que je dormais. Je l'ai découvert ce matin et je lui répondrais par mail ce soir ou demain.
« Coucou baby :-)
je suis là, assis à ton petit ordi devant la télé et je me remue les méninges pour savoir ce que je veux t'écrire - mais je sais que je veux écrire, c'est déjà ça ! - et voilà donc le pourquoi de cette phrase à caractère introductif :-)
Tu m'as dit tout à l'heure ta difficulté à te situer, à te sentir accomplie ou voire (c'est aussi mon interprétation) impliquée et motivée dans tes tripes par un sujet quelconque.
J'ai aussi compris que, le temps passant, j'avais le sentiment qu'une angoisse grandissait en toi, et que tu remuais de sombres pensées indéfinies qui t'assaillaient de plus en plus.
Par contre, je n'avais qu'une idée vague de ces pensées qui pouvaient ainsi te perturber, hormis celles qui
arrivent du fait de la maladie.
Mais ce soir, j'ai compris autre chose en plus.
D'accord, il y a Marie : j'ai saisi le trouble que pouvait naître de la situation. J'ai aussi capté que, quand tu me l'as dit, le départ d'Hélène t'a affecté peut être plus que tu ne le pensais.
Tous ceci représente des signes, et non des enfantillages comme tu pouvait le dire : certaines choses rentrent dans ce cadre mais les sentiments personnels, l'attachement à certaines choses, la nostalgie que l'on peut ressentir pour cerains instants doivent être analysés et interprétés, je le concède, mais sont aussi (comme les légendes) révélateurs d'une vérité souvent beaucoup plus pronfonde et en relation avec la première impression, spontanée.
Tu ressent cruellement un manque par rapport au fait que tu ne t'es pas appropriée ton petit univers, avec des personnes qui te ressemblent, qui te comprennent et qui sont indépendantes du travail ou de ton couple. Je sais aussi la seule personne avec qui tu pouvait te sentir en intimité, l'hésitation et les interrogations qui ont mené à tes choix. On ne peut refaire le passé mais on peut en apprendre...
Au début, j'ai pensé que effectivement, comme tu pouvais le dire par ailleurs, cela venait du boulot ; chaque jour qui passe montre que j'ai eu tort car cela semble pour toi un pas de plus en plus dur à passer, chaque nouvelle semaine qui commence semble pire que la précédente. Tu me paraît en ce moment comme dans un rêve : quand je repense aux jours qui passent, j'ai des images sans lien (d'où rêve) qui me montrent toi qui souris, sans force très souvent, et toi qui me repousse. Tu sembles exténuée, d'en avoir marre de ta situation et d'aspirer à être tranquille (en gras souligné).
Moi, dans tout ça, j'ai (avec aussi tout le temps et les différentes phases de notre vie depuis que l'on est à montpellier) vraiment le sentiment, qui est vraiment au fond du ventre, que je prolonge en fait ton malaise : tu avais plus ou moins coupé les ponts mentalement à un moment donné, pour ensuite que l'on se donne une seconde chance, pour diverses raisons. Depuis, la situation a évolué mais j'ai compris que restent les moments où tu embrasses sans plaisir, ceux qui montrent que je suis pour toi un terrain connu qui permet de te conforter parfois, ceux où je me demande si tu ressens toutes les petites attentions que j'ai pour toi et l'attachement que j'ai pour ton toi.
Tu me dis souvent de ne pas prendre pour moi les réactions, ou non réactions, que tu peux avoir à mon
encontre. Reste le fait que, là ce soir (mais je m'y étais préparé) j'ai peut être commencé à envisager quelque chose.
Cédric est dans une position finalement assez mal définie pour toi, et la relation (on peut l'appeler comme ça, je parles des relations en général avec lui jurque aujourd'hui) que tu peux avoir est conflictuelle : si tu écoutais ton coeur en ne le muselant pas, ne te demanderais tu pas si tu as peur de ce que tu pourras ressentir à l'idée, qu'à ce moment là, tu peux avoir l'opportunité de reparler, de raconter avec lui. De parler à nouveau de toi, d'écouter peut être aussi. Le fait de savoir, qu'alors que tu aurais voulu conserver une relation amicale avec lui, cela s'est mal passé et que là, c'est tout bête mais en fait il est là. L'ambiance est glaciale au début, mais cette possibilité de causer est parfaitement envisageable aussi je pense.
Eh bien, j'y vais pas par quatre chemins, parles lui. Fais selon ton coeur, comme si je n'existais pas, de toute façon cela ne sert à rien de vouloir se mettre des barrières ou des objectifs pour le sport. Appelles le ou maile le selon ton bon vouloir ; ce n'est pas une permission mais l'assurance que je pense que , dans la situation où l'on se trouve ensemble, ce serais peut être quelque chose de possible à faire.
Tu appréhendes ce moment, et dans les instants où ta tête divague et pense trop à certaines choses, à les voir sous plein d'angles différents ; j'en étais venu à envisager le fait, qu'inconsciemment, tu étais aussi bloquée par le fait que je te semble trop comme un ami par rapport à ce que tu as pu ressentir par ailleurs que tu as peut être le besoin de revoir, que cela se passe, car tu ne sais pas l'impression que cela va faire de le voir, en vrai.
A vrai dire, cela me blesse profondément. Je ne veux pas te culpabiliser mais saches qu'en fait, j'ai passé pas mal de temps à réfléchir sur le fait que parfois, dans la vie, les choses (pour toutes possibles qu'elles paraissent) ne peuvent se passer de la manière que l'on voudrait.
Je suis pesant ... mais je dois être long à la détente. Cette histoire nancéenne ( je crois que je suis parti pour du hyper spontané, désolé mais il est tard ) m'a fait plus de mal qu'aucune autre chose qu'il me soit arrivé, j'en suis pas mort, j'ai de l'énergie (du moins je pense) et des envies, des projets (ça c'est sûr). Maintenant, je soupire parfois après certaines images du passé, où je te vois avec du vent dans les cheveux sur un quelconque roc pyrénéen en train de hurler et de rire à la puissance du vent... je me fait parfois de mauvais films où les sales épisodes de cette fin d'année (avec l'hosto et le décalage que j'avais en journées quand je bossais pas) qui paraissent toujours se passer de nuit ou par un ciel bas et sombre donnant l'impression que le soleil est en train de mourir, tu sais comme les films sur la seconde guerre mondiale ;-)
Je suis parfois aussi pris de sales sensations qui viennent quand je vous vois, involontairement car je ne commande pas certaines pensées qui s'imposent à moi et je ne les explique pas, enlacé dans la plus douce tendresse... je te vois, avec tes longs cheveux sur lui et faisant cela en toute confiance et sans peur, un matin en te sentant libre.... ce doit être un des meilleurs moments de ta vie, non ?? Réponds moi sincèrement.
Et je me sens détestable d'être affecté, de ne pas avoir de colère qui nettoie les sentiments...J'ai l'impression d'avoir été de trop, trop demandeur, trop accroché, trop à vouloir éviter certaines évidences. Je me languis de moments où je pourrais t'embrasser dans le cou en caressant ton visage d'amour, en sentant ton corps nu contre le mien et en savourant chaque seconde qui s'égrène. Je pense parfois à l'envie que j'ai d'avoir ce poids en moins avec toi sur le coeur ; de me sentir comme le roi du monde car on s'est réveillés, par un matin de we ou de vacances, frais et d'humeur câline :-)
J'ai parfois, comme ce soir, trop le sentiment qu'un clash est inévitable. J'en ai les larmes aux yeux mais
comme je t'ai dit j'y ai pensé par ailleurs. Sans doute faut il te jeter et vivre ta vie à 100%, de la manière que tu peux ou veux, sans que j'interfère... La vie continue, et je pense que l'on peut toujours vivre bien avec. Je t'aime profondément, mes meilleurs instants te sont liés et je suis devenu un homme à tes côtés. Alors il faut sans doute continuer à l'être, même si le récent et regrettable épisode (du fait de mon impulsivité des fois et d'une envie irrationnelle de faire qqchose) des emails m'a fait me sentir bien moins homme que je ne l'aurais voulu en fait, et te demander de te lâcher juste le temps d'agir : choisis toi un départ de vie et met toi les situations ou les choses qui feront que tu te pousseras dedans ; voyage si tu le veux ! Je te l'ai proposé, et je pensais vraiment que en septembre était une période de transition propre à ça. Fais toi ton opinion, recontacte ou fais le premier pas si tu le sens ainsi avec Cédric.
Je te l'ai dit, je ne sais plus quoi faire et j'en peine à contenir toutes ces frustrations, ce que j'ai envie de donner mais sans retour ou en vain. On s'aime peut être assez pour arriver à durer des années à se faire qu'un petit bisou le matin et parfois une accolade douce le soir...à naviguer entre bonheur et moments de concessions. Finalement quand je suis dans une humeur ou je me dis 'André, essaie le coup du gars qui est lucide et qui regarde froidement les choses'....je revois les innombrables vents que je me suis pris, de la chose que j'ai nettement entendu se briser en moi quand j'ai ingéré le fait que tu voulais vraiment que je ne te touche plus depuis nos vacances à Biarritz. Et que tu avais ton visage à la place du mien lorsque l'on s'embrassait.
Et aussi des efforts qu'il faut faire pour se faire désirer par l'autre, pour qu'il se sente bien, pour comprendre son mal et, aussi petit que ça puisse paraître, essayer de l'amoindrir momentanément... Aussi, l'impression que tu fais l'amour mentalement quand tu commences à manger sans fin : joie, questions, discussions et sourire (mais attention, sans contact dans ces moments là) et envie qui est assouvie. Et puis tu sembles parfois jalouse d'autres femmes. Je ne sais vraiment plus où j'en suis mais je sais que moi j'appréhende un peu mon anniversaire ... il est malvenu le pauvre car je n'ai pas envie de lui faire honneur. Je pense plutôt à essayer de l'écarter de moi car cela me semble symbolique je sais pas pourquoi..
Voilà, j'aurais une question ( très bête mais j'aime bien essayer de comprendre ) que je n'ai jamais osé poser, j'étais trop gêné et je pensais que peut être cela te froisserait : pourquoi, l'ultime fois où nous avons fait  l'amour avant que tu repares pour toi, tu le sais, et en réalité cette histoire ne passe pas. Quoi qu'il se passe dans notre quotidien actuel, toutes les issues me paraissent porteuses de si peu d'espoir...sans doute je noicit le tableau ? ? ... mais j'en subis le poids et je t'aime malgré tout et je me suis raccroché à tes paroles qui peuvent être apaisantes et rassurantes. Tu es parfois tellement un amour que cela me semble un moteur pour un temps puis cela passe et revient.
Parfois, lorsque je te masse par exemple, saches que je le fait vraiment pour que tu te sentes détendue et vide de tous soucis, mais que c'est parfois un supplice de voir une si belle femme, que l'on aime sincèrement, être allongée devant soi belle à croquer, et savoir que l'on ne se sent pas du tout désiré... Je ne sais pourquoi mais quand je vois certaines femmes parler de leur mec, ça me rend un peu avec un léger blues...je sais que je vide mon sac et que c'est pas bien parce que ça fait du mal persque gratuitement à l'autre, et pourtant je t'aime mais il faut que je te dise que je recommence à pleurer (bon c arriv qu"une seule fois) sans que je puisse m'en empêcher.
Tout n'est pas blanc et tout n'est pas noir finalement car je suis lié à toi par un lien qui maintenant me fait mal et souffir en me raccrochant à l'idée que tu m'avais dit que tu m'aimais, et que toi tu est dans une voie qui te paraît sans issue car tu voudrais, consciemment, que ça marche entre nous mais ta petite voix te donne des blocages, des interrogations qui te déroutent.
Tu partiras en septembre le même jour qu'il y a un an tu partais t'y installer un instant. J'aimerais tellement fouler d'un coeur léger quelque sentier sinueux que l'on ne connaît pas, en se comprennant d'un sourire, d'un frôlement.. j'hallucine, non ? :-)
Pourtant j'aimerais mais la pensée d'aller par exemple dans les hautes pyrénées me fait angoisser sans que je puisse identifier autre chose qu'un flatras de sentiments contradictoires et qui remuent trop dedans.
Je sais plus, bébé.
Fais ce que tu dois faire, enlèves toi toutes les barrières et prépare cette année qui commence en septembre ! Je n'ai parfois plus la force d'être joyeux pour que tu te sentes mieux, j'ai l'impression de plus savoir qui je suis. Tu peux montrer cette lettre à ton psy, je m'en fout à condition que si c'étais le cas j'aurais droit à savoir de loin s'il trouvait ma démarche débile ou quoi, en tout cas je n'aurais pas pu faire autrement que de l'écrire. J'ai même relu de vieux emails que l'on s'était échangé il y a un an jour pour jour et je suis tombé sur une discussion ou cela se terminait par toi qui disait genre "tu comprends, ce me rend triste notre situation. je ressens parfois une lassitude de nous qui parlons, de nous qui sortons, de nous qui faisons l'amour.
etc.."j'espère que l'on arrivera à être heureux plus que quelques mois d'affilée" Mais tu as peur de me regretter. Si c'est la seule chose qui te retient, faut pas t'en faire autant car comme me le dit, il y a d'autres personnes qui seront à même de t'apporter assez de joie pour que cela te donne envie d'en
avoir plus.
Même maintenant, je me prend à croire fermement que cela va passer et que happy end et tout. Mais je commence à vouloir prendre du recul au moins dans ma tête, je n'ai plus de signes de toi mais je ne peux me décider à prendre une initiative, surtout celle de te quitter.
Mais là est la question aussi en fait...mais elle n'est pas vraiment en fait à l'ordre du jour, du moins c'est ce que je pense. Tu voulais que je t'attende ? En fait je vais te dire oui, mais uniquement le temps que tu puisses terminer ton stage, monter puis redescendre de Nancy, aller peut être voyager plus loin qu'acoutumée et aussi chez ta soeur, et revenir sentir un peu l'air de montpellier. Là, à cause du temps passé, tu seras ( si tu te laisse faire, comme je te le demande aussi par cette lettre ) en mesure de sans doute savoir ce que tu veux, là ou tu veux aller .
Fais le boulot qui te plait, là ou ca pourra te plaire ... !!! J'ai trop l'impression d'être comme quelque chose que tu veux garder mais qui ne t'inspire plus vraiment en fait, par peur de fendre ou se fendre le
coeur...l'impression d'être ( je crois déjà l'avoir dit ... ) ou plutot peut être d'avoir été le choix (de rester et emméngager avec moi) de la raison. Parce que l'on s'entend bien en fait et je suis quand même flou, entre ami, frère, coloc, confident, perturbateur et amour qui essaie de te plaire.
Avec chloé j'imagine que sans doute, mais je peux me tromper, tu discutes intimement ? Si tel est le cas, tu dois lui parler de tes angoisses par rapport à revoir Cédric, par rapport à tes pulsions, etc si tu ne le fais pas fais le pour toi, si tu le fais alors épanche toi et fais du spontané pour parler de ce que tu ressens. Je pense que ce doit être frustrant de pas pouvoir lui parler en vrai mais au moins tu pourras te confier et en parlant, savoir mieux ce que tu penses...
Bonne nuit il est tard. Pas grave.
Je t'aime de tout mon coeur, mon trésor. Je désire faire ce qu'il faut pour que tu sois contente, avec ou sans moi. Et avec ton accord. Désolé pour mes mauvaises humeur et tout, elle ne sont pas liées au boulot (je sais qu'il faut que j'en parle quand je le ressens mais des fois voire souvent le moment ou je pourrais en parler je préfère le passer pépère plutot qu'a me prendre la tete.) mais à nous... la musique a pu ressortir comme excuse mais c'est évidemment faux, je me sens juste mal et pas avec la force d'être content avec d'autres gens..mais ça passe facilement et ensuite ça va bien. :-)
Agis, selon ton coeur. Laisse moi, je vais m'effacer (essayer et réussir) et te laisser le temps d'être ailleurs, de ne pas ou du moins éviter de te faire sentir que je suis une présence qui t'impose des contraintes et tout. Peut être devrais plus souvent dormir dans le salon ? Je lance des idées à la con car j'en ai pas d'autre. :-(
Bisous, j'aime la femme que tu es et celle que tu peux être. Je ne voudrais pas te faire souffrir et je voudrais que tu sois apaisée intérieurement alors s'il devait arriver que tu choisisse, pour une raison x ou y, de ne plus vouloir vivre avec moi je ne te retiendrai pas. Je serai le plus cool possible pour faire que ça se passe au mieux.

André.

ps. tu peux me répondre en annotant mon texte mais j'aimerais que ce soit écrit, si possible, sinon ce n'est pas grave. Je ne sais plus si je t'ai posé des questions (des vraies avec des points d'interrogation) dans le texte mais si c'est le cas, tu serais vraiment gentille d'y répondre si cela ne te gêne pas. Merci bébé d'être compréhensive et d'avoir supporté de lire tout ce merdier. ;-)
PPS au fait, si tu veux et que tu te sens de répondre, je t'ai envoyé tout ça par email. »

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2 août 2006

Voilà, je vais enfin arriver à écrire mon affreux WE de 4 jours... J'ai pas eu envie d'en poser une ligne jusqu'alors.

Mon WE à démarré Jeudi 27 juillet au matin et il n'était absolument pas prévue.

27/07, 8h45 : Marie passe me voir pour prendre un petit café avant que je parte bosser. Je suis claquée mais prête à partir. Je me relance un café avec elle, puis on se lance dans une très longue discussion, très intéressante d'ailleurs mais très sombre et lourde d'émotions. On parle de notre boulimie, de mon côté un peu anorexique, de sa dépression. On échange nos sales moments, nos sentiments, nos trucs et astuces pour arriver à le gérer. On parle même de notre passé. En fait on s'est faite une petite psychanalyse mutuelle. L'heure passe, les cafés et les clopes s'enchaînent ...

10h30 : Je ne peux pas arriver au boulo comme une fleur à cette heure là. J'angoisse, je culpabilise de ma flegme. En même temps je suis vraiment bien là, à discuter de tout ça avec Marie. Il fait beau, on est posé dans la cours légèrement ombragée, ça va, même si le sujet n'est pas des plus drôles, on arrive quand même à en rire.
J'y retournerait cet après midi. Mais quel bobard je vais bien pouvoir inventer.... Tant pis, j'ai besoin de me reposer, de dormir, de glander. Je vais monter un gros bobard et me faire un bon petit WE de détente. J'avancerais quand même mon rapport, j'en profiterais aussi pour chercher du boulo, faire mon Chêne Vert, ma lettre de motivation, aller acheter des fleurs, travailler mon violon et peindre.

12h30 : Marie rentre chez elle. J'appelle le CEN, lui explique que j'ai due rentrer sur Toulouse mais que je pourrais avancer le boulo la bas. Je planifie une réunion pour faire le point à mon retour.

13h00 : Je suis devant mes cartographies, je bosse. J'ai le ventre trop vide. J'arrive pas bien à me concentrer. Alors, j'allume une clope et je me sers du coca light. Évidemment ça ne me nourrit pas. Finalement Marie redescend, et on se lance un dessin animés en fumant des bédos.

16h30 : Je suis à nouveau seule avec moi même. J'ai vraiment envie de me mettre le bid, mais André va bientôt rentrer. Je l'appelle pour calculer le temps que j'ai devant moi avant son retour : 1h.
OK, j'ai le temps, je me lance. J'enchaîne la bouffe et le café chaud le plus vite possible. Je vais vomir. Je ressort de la douche en même temps qu'il rentre. Nickel, bon timing.

Puis le reste du WE est partie en sucette. La bouffe m'obsède....
Et comme ça les jours se sont enchaînés, je ne me souvient plus des moments ou des jours exactement, mais se fut un véritable labeur.
Je mange encore et encore. je suis crevée. Je m'endors sur la nourriture. Je me réveille au milieu de la nuit. Je continue ma crise de boulimie. Je réunie mes forces pour me tirer jusqu'à la salle de bain pour aller vomir. Je suis vidée. J'arrive plus à dormir, alors je reste dehors à réfléchir encore et encore. Finalement je me lance dans une nouvelle crise, durant laquelle je m'endors à nouveau, dehors cette fois comme une merde posée au milieu de ma cours. Re réveil. A nouveau je la continu un peu avant d'aller vomir. Enfin, je m'endors, le ventre vide.
Je suis lessivée.
Et mes soirée se sont succédées comme ça. Marie passais nous voir, moi je restais enfermée toute seule avec ma boulimie.

WE de merde.

Par contre, Marie et moi avons fait de la peinture ensemble. J'en avais déjà fais en duo avec une copine au lycée mais je n'avais jamais renouvelé l'expérience par la suite. C'est une proposition que je lui avais faite il y a 3 semaines je pense, et nous nous sommes lancé samedi en fin d'après midi après une énième crise.
J'ai amené ma peinture, décidé du thème (LACHAGE) et fais l'amorce. Puis on est partie toutes les deux. Enfin, j'ai terminer la toile, pour lui donner une certaine harmonie, compléter les manques etc...
Je la trouve bien.

31/08,
Matin _ 1 yaourt à la pêche, 1 tranche de blanc de poulet, 1 café.
Midi _ rien
16h _ ½ pomme
18h30 _ ½ pomme
Soir _ J'ai mangé une salade de tomate et concombre avec une part de pizza et un yaourt aux fruit.

Je suis contente, j'ai l'impression que ce soir sera normal et même exceptionnel, car ce que j'ai mangé est calorique. Mais non, après une demi heure de pause, je me plonge lentement dans une crise. André passe me voir e me demande si je veux pas fumer un bédo avec lui dehors. J'en CREVE d'envie, mais non, c'est trop tard, la crise est amorcée, je dois la finir. Alors je continue de manger toute seule en pleurant sur ma faiblesse et ma stupidité. Je me haie !

01/08,
Matin _ 1 yaourt à la pêche, 1 tranche de blanc de poulet, 1 café.
Midi _ 1 pomme
Soir _ ½ rouleau de printemps
En soirée, j'ai pas mal discuté avec André sur le thème du SEXE. On a essayé d'envisager comment faire pour aider au déblocage après avoir fait un petit check-point sur mes progrès relationnels dans notre couple.
La soirée fut bonne. Un demi rouleau de printemps, pas de crises. Parfait.
Lors de la discussion, je me suis rendue compte d'une chose : Je n'arrive à rien gérer, et ça m'angoisse

- Le violon : Je ne le travaille pas autant que souhaité

- Mon stage : Y'a cas voir la semaine dernière, j'ai fais sauter deux jours

- Ma peinture : Comme pour le violon, je ne peint pas autant de toile que ce que je voudrais.
J'ai souvent plein d'idée mais voilà, cette putain de boulimie me vole mon temps et mon énergie.

- Mon appart : Y a des tas de meubles et d'objets de déco qui sont encore uniquement dans ma tête, à l'état de projet, en attente d'être concrétisés.

- Mon couple : Abstinence depuis bientôt une année. Je rend André malheureux et frustré. Ca va pas du tout comme je le souhaiterais aussi

- Ma famille : En ce moment j'ai un peu beaucoup coupé les ponds. Je ne m'occupe plus de ma mère, ni même de mon petit frère

- Ma santé : A coup de caféine, aspartame, clope, carence et vomissement, je ne pense pas bien la traiter

- Mon corps : J'aimerais peser moins
Bref, je n'arrive à rien gérer. Je veux tout contrôler et je crois qu'au final je ne contrôle rien
du tout.......

02/08,
Matin _ 1 yaourt aux pruneaux, 1 tranche de blanc de poulet, 1 tranche de pain
complet, 1 café.
Midi _ ½ rouleau de printemps, 1 coca light
17H _ ½ rouleau de printemps

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26 juillet 2006 - Un rêve atroce.....

00h51.
J'ai fais un rêve affreux :

"La vie ressemblait à celle d'aujourd'hui. Mes parents sont ensemble. Ils continuent de s'engueuler souvent et mon père encaisse les ignominies lancées par ma mère.
Moi, je mène mon petit train de vie avec André. On vit tout près de chez mes parents (juste en face en fait, chez mes voisins - enfin ceux de mes parents – chez qui je m'étais ouvert le menton et la gorge étant gamine). Bref, étant tout près je peux voir les scènes de ménage, voir mon père souffrir et tout garder en lui. Malgré tout, je reste chez moi à me comporter comme une ado qui fume des bédo et va rarement voir ses « vieux ».
Je commence quand même à renouer des liens avec mon papa. Nos relations sont encore timides mais elles sont présentes.
Je crois me souvenir qu'un soir, ma mère le traite comme une merde et lui fait comprendre qu'il ne doit plus me voir pour des raisons obscures. Mon père tout peno dans son coin, acquiesce avec un regard misérable. Puis il vient me voir. André s'éloigne avec sa guitare pour nous laisser tranquille.
Mon père s'accroupit en face de moi. Son regard est plein de tristesse, de désespoir, de fatalisme et d'une émotion qui se rapproche de celle d'un déchirement amoureux. C'est insoutenable de le voir souffrir autant et de le sentir si fragile.
Il me dit qu'il ne doit plus me voir, qu'on ne peut plus se voir tout seul tous les deux, que ça va devenir trop risqué (ou quelque chose comme ça, je ne me souvient pas bien). Il me semble comprendre de tout ça qu'il doit être malade, une sorte de maladie neuro dégénérative type alzeihemer. Bref, son état irait en s'aggravant et du coup notre relation en reconstruction ne peut être que vouée à l'échec. Il finira par oublier jusqu'à mon existence.
Ce qui est le plus atroce c'est qu'il est conscient de sa dégénérescence prochaine. C'est comme s'il me faisait ses adieux sachant venir sa mort et ne pouvant la prendre qu'avec fatalisme. Non, c'est pire car il n'est pas mort, il est encore conscient de tout ça, de tout ce qu'il rate.
Pour que je ne l'oublie pas, pour que je me souvienne toujours de lui tel qu'il l'est aujourd'hui, il me tend sa boite de thé tout en pleurant comme jamais je ne l'avais vue pleurer auparavant. Je suis énormément touchée, je ne peux même pas parler, l'émotion est beaucoup trop forte pour tous les deux. Cette boîte, c'est LUI. Le seul matin où il ne s'en servira pas sera le jour de sa mort.
Mais, quand j'ouvre la boîte, je me rend compte que la dégénérescence a démarrée. Ce n'est pas le thé mais la boîte de sucre en morceau. Je regarde ce sucre qui se transforme peu à peu en poudre que je fais lentement couler de gauche ........ à droite .......... à gauche .......... etc.
C'est affreux je ne tiens plus, c'est trop lourd, trop triste trop....."

Je me réveille enfin avec cette image de mon père pleurant, accroupie et si frêle (comme le jour où je l'ai vue sur le lit de mon frère, en slip et recroquevillé sur lui même, avec le nez pété par ma mère. Il avait ce même regard plein de fatalisme et de désespoir). Son regard était tellement triste ! ! ! que je pleure éveillée.
Je vais dehors dans la cours est je pose tout ça sur le papier tout en fumant une clope et en me disant : « Je l'aime. Pourvue que le temps nous soit accordé ».
Au lieu de ça je dilapide mon temps dans la boulimie et je reste enfermée toute seule avec elle. Elle accapare tout l'amour que j'aimerais porter aux autres. Des fois je me sens autiste.
Il me manque tellement. J'ai terriblement besoin de lui.

1h25.
Je tente d'aller me rendormir mais je n'arrive pas à me déferre de ce rêve et je continue de pleurer comme une gosse. J'envoie un sms à mon père (souvent il se couche tard, il est insomniaque je crois) :
« Papa, tu dors ?
J'ai fais le rêve le
plus affreux de
ma vie du coup
je voulais savoir
comment tu vas.
Bisous et bonne
nuit. Nathalie »
Enfin je m'endors.

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26 juillet 2006

Hier soir je suis rentrée fatiguée mais bien. La soirée s'annonçait bien. Je décide d'aller acheter à manger au chinois d'à côté. Le repas était très bon et le moment aussi. Mais très vite la réalité des faits me rattrape. « Tu as mangé ! Tu vas grossir ! Tu devra vomir ! Si tu t'arrête de manger il ne reste plus qu'un quart d'heure avant que ta digestion ne démarre ! ».
Alors je ne m'arrête pas, on était bien là dehors à discuter tous les deux. Je ne veux pas que tout s'arrête parce que je dois aller vomir. Alors je mange, je mange, je mange et je m'effondre en larme. Je remplie ma bouche tout en pleurant, je n'arrive à stopper ni l'un ni l'autre. J'aurais tellement aimer continuer ce bon moment en jouant du violon ou en faisant de la peinture... Au lieu de ça je suis là comme une merde sur sa chaise à bouffer sans s'arrêter avant de courir dégueuler. André me prend dans ses bras, ou du moins me prend la main (car quand je suis pleine, je déteste que l'on me touche). Je l'aime tellement et lui aussi mais je nous bouffe la vie. C'est vraiment dommage. Je me déçois moi même. La veille au soir après la quotidienne crise de boulimie, je me suis jurer de faire ce qu'il fallait pour ne pas en faire une le lendemain. Et bien, encore une fois, une promesse dans l'air.................
Je vomis, me pèse, et là horreur ! ! ! je suis à 52,5 alors que ce matin j'étais à 51,9. C'est vraiment une soirée de merde. Je vais me coucher.

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24 juillet 2006 - petit état des lieux

Toujours aussi peu assidue à la rédaction de ma vie... Par flegme sûrement. Ou bien parce que je ne trouve rien de nouveau dans la compréhension de mon mal être qu'il faudrait que j'écrive.

Ma vie suis son petit bout de chemin :
– Ma musique : J'ai eu mon premier cours de violon il y a bientôt une semaine. J'ai adorée mais depuis je n'ai pue en jouer qu'une seule fois, dimanche. Le soir je suis défoncée et mon temps se dilue dans du sucre, du gras et du vomis.

– Ma peinture : Pas de nouvelles peinture et pourtant c'est pas l'envie qui m'en manque. J'y pense souvent mais voilà, rien ne passe en application.

– Mon couple : On a eu une énorme discussion le WE dernier, le 15 juillet exactement.
André n'en pouvait plus, il s'use, JE l'use, bref, la situation actuelle l'use petit à petit. On a envisagé des tas de solution au problème : séparation totale, break avec simple séparation géographique éloignée ou rapprochée, rester ensemble mais chacun chez soi etc... On a beaucoup pleurer l'un comme l'autre. Le simple fait de parler de séparation aussi sérieusement m'a rendue extrêmement triste. Je revoyais toutes ces petites choses qui font notre quotidien, toutes ces autres petites choses qui sont si particulières à André et l'idée de ne plus jamais les revoir ou les ressentir m'a terriblement angoissée. André a réagit comme moi mais on se disait que dans fois il ne suffit pas de s'aimer. La discussion a durée très très très longtemps pour arriver à la conclusion suivante : Nous sommes trop l'un sur l'autre, nous nous étouffons. Pourquoi serions nous mieux chacun chez soi tout en étant en couple? Tout simplement car je serais libre d'aller mal, de vouloir me couper du monde, libre de faire la gueule de pleurer ou vouloir faire la loque quand j'en ai envie. Libre de bouffer ou de ne pas bouffer, de sortir voir des gens ou de rester enfermée chez moi. Libre quoi. Mais en même temps, cette liberté, on peut très
bien l'avoir en vivant en couple. Simplement il faut être moins fusionnel et surtout, SURTOUT ! se faire confiance. La « confiance », le maître mot. C'est elle que nous avons perdue petit à petit. Nous avons perdue la confiance en notre couple « va t'il durer ? Va t'il s'arrêter demain ? Dans un an ? ». La base est de se dire tout de suite si quelque chose nous gène chez l'autre. Ainsi, on peut être claqué et tirer la gueule sans que l'autre ne s'imagine tout de suite que ça puisse avoir un lien avec lui et que le divorce est en cours.
Du coup, on a prit la décision de se donner une seconde chance et de tout faire pour que ça marche. Donc enfin, on vide les cartons, on aménage comme il faut, on ne se prend plus la tête à discuter sans cesse sur le « Où en sommes nous etc... ». On est ensemble pour l'instant et on le vit pleinement. Si demain ça casse et bien ce sera ainsi mais il est un peu stupide de rester le cul entre deux chaises et de ne pas s'installer et en profiter tout ça parce que peut être que dans un an on voudra rompre.
Après cette longue et très émotive discussion, on est allé dans la chambre s'allonger sur le lit, puis vinrent des câlins de plus en plus intense. C'était bien mais j'ai bloquée quand même et on n'est pas allé jusqu'à faire l'amour. Tout de même nous sommes allé bien loin comparativement à tous ces mois passés.
Hier aussi fut une journée très câline et j'étais réceptive à toute cette tendresse.

– Mon appart : du coup on aménage, on fait des travaux, on s'installe pour de vrai, enfin ;-)

– Ma boulimie : J'en suis toujours à mon rythme de la crise quotidienne, au moment du repas du soir. Mais je mange lentement et moins. Je vomis toujours après mais elles me paraissent globalement moins fortes (à quelques exceptions près). L'intensité du remplissage me fait moins souffrir qu'avant, je m'arrête avant la limite de l'explosion stomacale et sans frustration pour autant.

– Mes relations sociales : J'ai discuté avec Marie, ma voisine, vendredi 21 au matin (du coup j'ai eu plus d'une heure de retard au taf...). On a parlé boulimie, état d'esprit, ressentie, anorexie, dépression, passé, etc... Elle arrive à vomir sans ses doigts et très facilement !
La veinarde. Du coup elle peut vomir n'importe ou et n'importe quand sans que ce soit louche. Moi j'ai toujours du mal à vomir et il faut que je soit sous la douche du coup je ne peux pas le faire n'importe ou. En même temps, si j'arrivais aussi bien a gérer qu'elle, je me permettrais beaucoup plus de crises et je ne pense pas que ce soit un but en soi. J'ai bien aimé discuter avec elle, me rendre compte des choses similaires dans notre comportement sans pour autant entrer dans les détails (pas de description salasse des crises ni d'explication sur les causes de notre état), pudeur oblige ;-)
Elle passe énormément de temps chez nous. On pourrait croire qu'on est colocataire.
Elle vient prendre le café du matin chez nous et ça dure des fois jusqu'à 17 heure. Mais ça me va. De toute manière on sait toutes les deux comment on est socialement, c'est à dire que des fois on a besoin de parler ou juste de la présence de quelqu'un d'autre pour arriver à mieux lutter contre une crise mais que parfois on a envie de voir personne et qu'on peut paraître antipathique. Du coup tout se passe bien, si je veux être seule je le lui dis, en sachant qu'elle ne se vexera pas. Je sais aussi qu'elle ne se braquera pas si je ne suis pas très bavarde. Et inversement.
Sinon, je suis toujours aussi asociale hors boulo. On a organisé une soirée plage, beach volley et pique nique alcoolisé vendredi soir. Et bien au dernier moment j'ai pas pu y aller, pourtant je m'en faisais une joie. J'ai paniquée : il aurais fallu que je me mette en maillot de bain, que je mange des trucs de pique nique comme tout le monde etc... Et ça je me le suis pas sentie. En plus j'étais claquée de ma journée, discussion quand même assez remuante intérieurement avec Marie dans la matinée, peu de nourriture ingurgitée, beaucoup de travail et une crise en pleine montée pour ma soirée. Voilà, du coup je me
suis encore coupée du reste du monde et j'ai passé une soirée de merde à dégueuler pendant qu'André était allé rejoindre des amis dans un bar pour discuter musique...
Quelle vie de merde des fois...

– Mon état de santé : J'avais pris du poids j'étais à plus de 53 kilos ! Deux crises mal gérées....
Heureusement je suis redescendu en dessous de 53 mais je me sens grosse comme ça, j'ai au moins 1 ou 2 kilos à perdre et je me donne trois jours pour ça. Je dois être en dessous de 52 avant ce WE.
Autre nouvelle : J'ai mes règle depuis hier. Quand je m'en suis rendu compte j'ai été prise d'une montée d'angoisse terrible. Rien ne va plus, j'ai grossi, j'ai mes règle... Tout part en sucette... Objectivement on dirait : « C'est bien ma fille, tu deviens une femme ».
Moi, subjectivement, à travers ma vision déformées et assombrie, je dit : « Réagis ! Ta sexualité te rattrape, il va falloir mettre les bouchés doubles pour lutter ma p'tite ! ».
Petit débreaffing accomplie. Suite au prochain épisode.....

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11 juillet 2006

Hier, j'ai prétexté devoir passer à la BU récupérer une publi. En fait je suis rentrée chez moi avec 10 € de bouffe dans le sac et une irrépressible envie de boulimie.
Il est 16h15, je dépose tout méthodiquement sur la table. Chaque élément est déposé parallèlement ou perpendiculairement à un autre. Ils sont déposés en gradient de hauteur comme ça je les vois tous. Évidemment je ne pourrais pas tout manger, il y en a beaucoup trop mais comme ça tout le choix est là, je n'aurais pas a m'interrompre pour aller chercher un truc oublié.
16h30, on sonne à la porte, je prend un max de choses dans mes bras, je cours les cacher et me jette répondre. C'est Marie. Merde ! ! !Qu'est ce que je lui dit, visiblement elle, aimerais rentrer et se poser avec moi. Je lui dis que j'ai du boulo et que je passerais la voir plus tard.
J'ai honte de mon mensonge flagrant, vue que la télé est allumée...
Je retourne donc à mon activité pourrie ! Et j'enchaîne jusque vers 17h10. Je fonce alors à la salle de bain pour tout revomir.
Il est maintenant 17h30, je suis rhabillée, chaussée, tout est rangée, je monte alors voir Marie.
Primo, je m'excuse et lui avoue la vrai raison de mon refus de la voir, sans rentrer dans les détails, bien évidemment. Elle me prend alors les mains et me félicite de lui avoir dit, en m'apprenant à son tour qu'elle est une ancienne boulimique et que sa coloc est en phase de guérison d'une anorexie-boulimie... Quel monde de taré dans lequel vivons nous ! ! !
Ce matin, elle me dit vite fait que si je me sens de lui en parler, on peut s'organiser une petite discut'. Elle n'en a jamais posément discuté avec quelqu'un mais elle se sent prête. Je me sens toute aussi prête d'en parler avec elle, donc je pense que ça va se faire, et que ce sera sûrement intéressant pour l'une comme pour l'autre.

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10 juillet 2006

Ça va faire un mois que je t'ai abandonnée. Les phases où je t'oublie sont de plus en plus longues...
En fait c'est parce que je n'avais rien de nouveau à t'apprendre petit journal. Mes phases de boulimie s'enchaînent, fidèles à elles même. Mon poids hossile entre 51 et 53 kilo, on peut dire que je pèse 52 kilos et que je stagne plus ou moins à ce poids.

Mais aujourd'hui j'ai des milliards de choses à raconter.
Commençons par le début.
Tout d'abord, j'ai fais connaissance un peu plus précisément avec ma voisine Marie. C'est une fille à la fois pleine et vide de vie. Elle sort d'une dépression et commence à voir des gens (nous entre autre). J'aime bien discuter avec elle, elle me ressemble. Pour l'instant, moi, je ne lui ai parlé de rien sur le mal qui me ronge, mais je l'écoute. Elle est un peu gamine, aime les jeux des bambins (des gommes fluo avec des fleurs, des machines qui font des bulles), tout comme moi. Elle est parfois explosive de joie et parfois effondrée et totalement asociale, tout comme moi. Elle a fait beaucoup d'accordéon étant petite et a abandonnée. Elle n'en rejoue que quand elle est triste et encore très rarement. Mais elle sais qu'un jour elle reprendra tout ça... Tout comme moi..
Finalement, l'anorexie boulimie, doit être une variante de la dépression, je me retrouve tellement en elle.
J'aimerais lui parler un jour, voir sa thérapie (une vidéo thérapie), voir les phases de sa dépression. Mais pour ça il faut que je la voie sans André. Peut être jeudi. Moi j'adore peindre pour m'exprimer. Adolescente, (vers 16 ans) je faisais des duo de peinture avec une amie. C'est très intéressant. Tu sais pas comment l'autre va partir, du coup tu sais pas comment tu vas finir et inversement. J'ai proposé à Marie qu'on se prête à ce petit jeu ensemble, sur un immense drap blanc. Elle a accepter avec beaucoup d'enthousiasme, du coup on va se planifier ça un de ces quatres.

Un ami du Burkina Faso est passé me voir de vendredi à samedi. On s'est fais une petite teuf très végétalisée vendredi 8 au soir avec lui, André et Marie. On était bien défoncé (au moins 4 ou 5 bédo plus 2 chilum...) et on est partie dans un trip rythmique. Chacun se trouve un truc qui fait du bruit, n'importe quoi même un verre et un crayon. Une personne démarre, se cale sur un rythme, une autre s'y superpose avec son propre rif et ainsi dessuite. Bref on a passé une excellente soirée, plutôt originale et surtout pendant laquelle je n'ai absolument pas pensé à la maigreur, à la bouffe, à dégueuler etc...
Le lendemain matin, François (du burkina) repart et comme prévue, je me gave. J'avais envie de beignet au chocolat mais comme c'est calorique et bien je suis allée le (évidemment pas seulement lui) revomir.... Mais le reste de la journée s'est vraiment très bien passé. On est allé faire les soldes pour s'acheter deux trois fringues pour l'été (j'ai plus beaucoup de fringues qui me vont bien, elles sont toutes beaucoup trop grande...). J'ai eu beaucoup de mal à en trouver qui m'aillent mais j'ai quand même fini par prendre une robe, 2 hauts, un chapeau, un soutien gorge (c'est plus dur à trouver, il faudrait que j'aille au rayon enfant presque...) et un sac pour la plage, le tout pour pas très cher. Ce fut donc une bonne chose de faite qui ne devra pas être à faire plus tard.

Mais le plus excitant de la journée fut vers 15h. En rentrant on s'achète des petits trucs chinois à manger puis on passe dans le magasin de musique à coté de chez nous pour acheter des cordes de guitare et de basse pour André. Et là ! On tombe tous les deux nez à nez avec l'instrument qui nous trotte respectivement dans la tête depuis plusieurs mois voir années maintenant. Pour lui : Une électro-acoustique gaucher et moi : Un VIOLON ! ! ! !
Il était là tout petit et si magnifique dans sa vitrine, avec plaqué entre ses cordes « 135€ avec l'étui et l'archer ». Mon compte étant près à cette éventualité, j'ai craqué et je l'ai acheté. J'en avais joué une année à l'âge de 8 ou 9 ans puis je m'étais finalement remise au piano. Mais c'est LUI l'instrument que j'ai choisi étant mino - même si je l'avais abandonné très vite et très longtemps - c'est lui que j'ai en moi depuis tout ce temps. Mon papa m'entraînait, il était toujours à côté de moi pendant mes exercices. Ça m'énervait et en même temps j'adorais ça.
Il me regardait avec tellement d'amour et de fierté quand j'en jouais.
Bref. Le vendeur a ouvert la vitrine et m'a tendu le violon. Dès que je l'ai touché, une odeur à empli mon nez, comme de la résine, mais cette odeur était dans ma tête et non dans la pièce.
J'ai essayé de jouer mais aucune note ne sortait. La résine......... Il faut que j'étale un truc sur l'archer pour que ça marche, comment ais je pu oublier ça. Le vendeur, ou plutôt l'ami du vendeur, qui lui, est en vacance, n'y connaît absolument rien. Il me fait donc sentir tout un tas de pâtes jusqu'à ce que je tombe sur la bonne odeur. C'est celle là. C'est cette odeur qui me fait ressurgir tellement de souvenirs.
En rentrant j'appelle mon père. D'abord je tombe sur ma mère, à qui j'apprends la nouvelle.
Elle est absolument enchantée que je reprenne le violon. Puis j'ai enfin eu mon père, à qui j'apprends aussi la nouvelle. Il est radieux et me remémore des souvenirs de mes exercices de violon.
André, lui, me dit qu'il ne m'a pas vue si heureuse depuis bien longtemps. En effet, je souris bêtement à pleine dents depuis ½ heure sans raison apparente...
Je l'accorde, le tend, le colophane et je joue, enfin. Je me sens a l'aise dessus, même si les chats eux, ont plutôt l'air totalement paniqué...

Ah oui... Autre nouveauté dans ma vie. Les locaux du CEN ont déménagés, du coup je mange tous les midi avec mes collègues de boulo. Finalement ça se passe bien, même si du coup je mange vraiment très peu, je mange quand même et en face de leur yeux à tous. Ça paraît dérisoire et ahurissant d'être heureux de ce simple état de fait, mais bon, à chacun ses défits !

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11 juin 2006

10h _ Ce matin, ça démarre mal. Encore une fois, cette nuit j'ai rêvé de crises. C'est un rêve que je fais souvent. Quand je me réveille, je suis soulagée de ne pas l'avoir faite en vrai. De ne pas avoir à courir vomir de peur de grossir. La nuit d'avant, entre vendredi et samedi, ce fut pire. Je me suis réveillée en sueur, le coeur en pire palpitation, j'ai crut crever. C'était vers 3 heure du mat'. Je suais à grosses gouttes. J'ai alors bu beaucoup d'eau, et mangé un bout de pain en pensant que c'était peut être du au fait que ça faisait de nombreux jours que mes seuls repas étaient des crises suivis de vomissement. ¾ d'heure après j'ai pu aller me recoucher. Je passe très souvent des nuits de merde comme ça...
Bref, ce matin, je me suis réveillé avec ça en tête. J'ai voulu lutter, lutter, mais en allant à la boulangerie chercher du petit déj' pour André, j'ai craqué (malgré que je me répétais ; tu à jurer sur la tête de tout le monde!!!! Sale menteuse!!!!!!). La crise démarra, et je commençais alors redevenir grise, désagréable voire agressive. Pas envie de manger dehors malgrès le temps magnifique. Je m'enferme, je bouffe jusqu'à plus pouvoir, je bois jusqu'à me faire péter l'estomac et je m'en vais dégueuler.

Belle journée en perspective....
J'en ai marre, plus de crise pour la journée me dis je ! ! ! !

Je suis à 51,9 kg, je dois maigrir et vue l'état gonflé de ma gorge, je ne peux plus vomir correctement. Donc, je risque encore de grossir. Diète !

15h _ Que mange t'on ce midi ?
Moi je ne mange pas, c'est décidé. J'ai faim, mais je dois maigrir, j'ai presque 2 kilos en trop, mes fesses et mes cuisses son énormes et à force d'hyperphagie je trouve mon ventre bouffie. Et puis si je mange je sens que ça va partir en sucette...
Je propose à André un Mc Donald. Je l'accompagne, il fait beau, j'ai envie de sortir. Arrivé au Mc Do, André me dit « vas y prend quelque chose, il faut que tu mange mon petit coucou ;-)
Prend au moins une salade ou un burger au poisson ». J'hésite, encore et encore. J'ai faim, certes mais j'ai la flegme de vomir. Finalement je prend un menu Big Mac avec milk shake à la vanille en sachant qu'il reste du gâteau, du chocolat et des croissants à la maison pour finir la crise.
Je commence sur le trajet. En arrivant, c'est partie, je connaît déjà la fin de l'histoire.
J'enchaîne les saloperies que j'enfourne dans ma gueule. Ça me dégoûte. Ça m'attriste.
André met Björk sur l'ordinateur. Un album que j'écoutais beaucoup il y a maintenant bien quatre années. Il regarde en même temps des vieilles photos (du temps de mes 63 kg). Il me les montre en me disant « Regarde comme elle était belle cette fille, elle te plaît pas ? ». Je m'effondre sur mon croissant que je continu de beurrer et de bouffer tout en pleurant à chaude larmes. André viens me serrer dans ses bras, comme s'il tenait un petit prématuré. Je me sent bien, mes sanglots se calment. Je reprend ma respiration et lui sourie. Mais je sais que ce moment va devoir être court, car ma digestion va démarrer et je doit donc vite aller vomir. Je m'en vais alors de ce pas, claque la porte derrière moi, laissant mon Amour face à son impuissance et à son désarroi.
Je vais dégueuler...... Encore une fois......Je me sens comme prise eu piège, comme si la matrice avait beuguer et que le même scénario se répétait sans cesse encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore etc.............................................................

André est dans la chambre. Il joue de la guitare. J'aime tellement l'entendre jouer. Je l'AIME.
J'ai envie d'ajouter un truc sur ma toile. Depuis que je l'ai laissé, je ne cesse de la regarder en me disant que la lune est trop claire encore, trop unie. Elle manque de détail. Je pense que je vais y rajouter des entrelacement comme si des ronces lui grimpaient autour et la serraient entre leurs petites branches. Comme si elle se faisait étouffer. Ouai, c'est comme ça que je la verrait finie.

21h _ On part faire un tour vers Palavas. J'ai la flegme, pas envie de bouger mon cul de se canapé. Mais bon, pour faire plaisir à André je vais me lever.
On s'est posé tous les deux devant l'étang. Le soleil est en train de se coucher et envoie tout plein de lumières pastels, roses et bleues, dans les nuages et sur la surface de l'étang. C'est magnifique. Y'a des poissons qui sautent de partout... je me demande pourquoi (peut être qu'ils mangent comme ça). Je regrette vraiment pas d'être venu. J'adore être là, c'est calme et apaisant. Je suis bien.
Puis on va au bord de la mer. Étonnamment, l'eau est très bonne. On ne peut résister à la tentation de se baigner au moins jusqu'aux genoux. Les petits cailloux me massent les pieds et l'eau va et vient entre mes chevilles. C'est tellement serein, plein de force et de sagesse à la fois. C'est magnifique la mer, on peut se perdre et en même temps tout comprendre rien qu'en la regardant. C'est étrange, c'est BEAU.
On bloque un moment, puis on fini par rentrer en se promettant de revenir demain à la sortie du boulo, fatigué ou pas fatigué, tant pis, c'est juré.

23h _ Je suis affamée. Je me prépare donc une salade au thon que j'avale tranquillement devant Cube 0. Une soirée qui se finie on ne peut mieux ;-)

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10 juin 2006

Je me suis jurée sur ma tête, celles de mes chats et de mon homme, de ne pas faire de crises ce WE. Ça va être dur, je le sens déjà mais deux jours quand même c'est pas le bout du monde !

Petit dèj' préparé avec amour sur le salon de jardin par André. Nickel.

Le midi se passa bien aussi.

Vers 17h, la pression monte encore et encore, je tourne, trifouille, longe le frigo, réfléchie...
Je fini par courir dans la chambre prendre une toile et un stock de peinture.
André me dit : « Tu ne parles jamais, tu gardes tout pour toi, mais j'aimerais savoir des fois ce qui se passe dans ta tête ». Je lui est simplement répondue : « C'est pas beau à voir... ».

Je vais dans le salon, je met Nora Luca de la BO de Gadjo Dilo (c'est une musique que je trouve très puissante, extrêmement dramatique et nostalgique à la fois. Elle est vraiment très profonde et me fait souvent pleurer). Je la met en boucle et dispose autour de moi un pot de gouache rouge vif, un rouge terre, un noir, un pinceaux large et plat, des bouts de bois et un crayon à papier. J'observe ma toile les yeux ouverts, puis je l'observe les yeux fermés. Je la voit se morpher petit à petit. Je vois d'abord des courbes, puis des nuances de couleurs, des luminosités, enfin des formes de plus en plus précises, viennent alors les couleurs.
Je prend un crayon à papier et commence à tracer ces courbes générales, que j'affine au fur et à mesure.
Puis j'étale du noir sur mon support plastifié, je badigeonne mon gros pinceau dedans jusqu'à ce qu'il soit bien imbibé mais pas trop en même temps pour pouvoir voir les traces des poils sur la toile. Je le fais alors glisser lentement sur la toile suivant les courbes définies.
Je prend ensuite un bout de bois et je trace les contour de ce petit être en bas à gauche de la toile, exposé à la noirceur de la lune. Il est recroquevillé sur lui mais tournant le dos à cet énorme astre. Il ne la regarde même pas, comme apeuré ou brûlé.
Finalement je regarde cette lune, trop blanche, trop claire. Du rouge vif ? Du noir ? .......... Je pastisse toutes mes couleurs entre elles, jusqu'à tomber sur une sorte de violé sombre argenté. J'aime beaucoup, ni trop lumineux, ni trop sombre. Parfait. Je remplie alors grossièrement le croissant de lune avec elle.
Je regarde ma toile. Il lui manque quelque chose. Trop vide ? Pas assez de couleur ? Non, problème d'équilibre ? Je ne sais pas mais sous l'enfant, il y a un vide qui doit être comblé. J'ai envie de rouge, mais comment vais je le mettre. Je vais en étaler un peu le long de ses jambes. Non, je sais : je vais coller un petit nid de plumes rouges juste sous ses jambes et sa tête. Voilà, s'il tombe, il sera amorti ;-)
Fini. Je vais mieux, ça m'a soulagé de faire cette toile. Ma soirée fut ensuite des plus agréables. J'ai dansé avec André (il adore me voir danser, ça le fait éclater de rire. ET moi j'adore danser ! ! ! ! ! ) puis on c'est maté un petit film pour tester le nouveau lecteur.

Tranquillement.

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09 juin 2006

Ce WE de trois jours fut vraiment génial. Toute ma petite famille était là. Personne ne m'a fait de remarque sur mon poids (sauf une fois en déconnant, ou ma mère m'a dit que j'étais une crevette).
J'ai mangé de tout en petite quantité certes, mais avec plaisir et sans frustration. J'ai très facilement contré mes crises. Je me suis baignée tout le WE et j'ai perdu au moins deux kilos ;-) C'est stupide mais ça me réjouit. Je suis à 50,2 kilo
Par contre depuis mardi soir, je ne fais plus que ça : mardi soir, mercredi matin, midi et soir, jeudi matin, midi et soir. Ce matin non, j'ai la gorge enflée et j'ai pas réussi à vomir comme il faut hier (51,4 kilo), du coup...DIETE.

J'ai eu ma mère hier matin. Je lui ai demandé quelle avait été la gendarmerie où j'ai déposé la plainte : 2 gendarmeries car 2 embrouilles m'a t'elle répondue.
En effet, peu de temps après l'anniversaire de Séverine, j'ai couché avec un type dans la rue juste parce qu'il me l'a demandé. Mes parents avaient été alertés par le collège. J'ai ensuite été suivie plus d'un an pour le sida.
Plus tard dans la soirée, je lui ais demandé le num du PV pour pouvoir faire des recherches dans le dossier.

Aujourd'hui je ne sais plus du tout où j'en suis. Ma mère a discuté avec mon père à propos de ce PV. Il en ressort que ce soir là il ne s'est rien passé, médecin légiste à l'appui. Cette soirée n'est pas importante, conneries de gamins. Ce qui était grave c'était ce type de Toulouse que j'ai sucé sans la moindre résistance ni plaisir pour autant et qui a essayé de me baiser. Mais j'étais trop empotée......
Bref, il semblerait qu'il n'y ait même pas eu de PV mais une simple main courante.
Alors; voilà ma question : « Qui suis je. Que c'est il passé. Pourquoi suis je ainsi. Aurais je tout inventé ? Aurais je construit cette histoire dans ma tête de folle ? Est ce une connerie de gamin qui aurait pue me mettre dans un état aussi pitoyable que le mien aujourd'hui ? »
Et s'il ne c'était réellement rien passé. J'ai peur de le découvrir. Me rendre compte qu'ils ne m'ont rien fait, à peine effleurée. Que moi seule ais déconné en couchant avec ce type dans Toulouse quelques mois après. Qu'en fait je ne suis qu'une salope ou tout simplement une fille facile, faible et sans caractère, dont le seul problème de son existence est de ne pas savoir dire non : « Tu veux qu'on baise minette? » « D'accord ».

Et voilà : « QUI SUIS JE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Au fond de moi j'aspire à découvrir que j'ai réellement été violée. C'est con comme aspiration, mais j'aurais enfin trouvé une excuse à mon comportement, un fait sur lequel déverser tous mes problèmes pour finalement arriver à les y oublier.
J'ai plus que jamais besoin de comprendre, de savoir, de trier le vrai du faux. Ça m'obsède bientôt plus que la bouffe (c'est pour dire).
C'est affreux, je viens en fait de me rendre compte que mes parents n'ont jamais rien compris à mon mal être. Pour eux il ne c'est absolument rien passé lors de cette soirée, si ce n'est la découverte de leur gamine bourrée et ayant traîné avec trois racailles. Je pensais qu'il savait tout ça, que quand ma mère me disais « réfléchie au fond de toi et tu trouveras quel est ton problème. Moi je suis sûre de voir d'où ça vient ». Et bien en fait on ne pensait pas du tout à la même chose. Qui a raison ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ??

10:30
Je viens de ravoir la gendarmerie de Lanta : Si il y a eu médecin légiste, il y a eu procédure judiciaire. Ils vont rechercher ce qu'ils peuvent.

10:45
J'arrive pas à bosser. J'aimerais dormir et ne pas me réveiller avant longtemps. Je me sens grosse, pas en forme, paumée...
Ma mère voulais reparler ce soir de tout ça. Moi non. J'aimerais en discuter avec mon père mais plus tard, pas par téléphone et une fois que je saurais de quoi je parle. J'aurais jamais due lui demander tout ça, maintenant elle va essayer de s'en occuper et je veux m'en occuper toute seule sans l'aide d'aucun de mes proches. C'est mon histoire et je dois la décrypter SEULE. Malheureusement, il me faut ce putain de num de PV et ça c'est chez mes parents...
Jamais j'ai eu envie de rebrasser tout ça. Maintenant je suis en plein dedans et je ne sais pas si j'ai fais le bon choix. En même temps ça c'est imposé à moi, donc je n'ai pas tellement eu le choix...

10:50
Coup de fil de Lanta : Rien dans leurs archives pour 1994. Je commence même à douter sur ma mémoire : était ce cette année là ? Était ce cette gendarmerie ou une brigade extérieure ?
Ne serais je pas en train de m'enfoncer dans un trou béant sans réponses car les bonnes questions n'auraient pas été posées ?
C'est déjà très gentil que la gendarmerie est recherchée, mais j'ai honte : S'il le faut il ne m'ai rien arrivé et d'autres filles ont quant à elles de réels problèmes, ont subit des vrai viols , réellement traumatisants. Moi je fais chier avec des histoires peut être farfelues et inventées.
J'ai peut être vraiment beaucoup bue : quelques verres suffisent à une gamine. Et puis les verres suivant je ne m'en souviens plus car déjà trop bourrée. C'est moi qui est bien voulu les suivre. D'ailleurs j'en été fière, que des garçons plus vieux s'intéressent à moi, la gamine sans intérêts.
En plus si je me souviens bien, à l'époque j'étais fière de pouvoir dire « JE me suis faites violée ». Je m'en servais à tord et travers auprès de types dans des campings comme technique de drague, ou du moins pour attirer leur attention. Ça m'apportait une petite touche d'originalité, une histoire quoi.
Je me dégoûte réellement et de plus en plus.

Maintenant mes parents et la gendarmerie sont sur le « coup ». Et moi je crois que je ne suis qu'une petite conne qui veux attirer l'attention sur elle. Une merdeuse qui se crée des problèmes pour qu'on la regarde.
Au lycée je m'amusais à sortir des toilettes en faisant style je me suis fais une injection de coco ou bien style j'en ai sniffé. Au début avec André, j'ai simulé une schizophrénie : il y avait moi et Hélène. Hélène était
raisonnable, douce et aimante. Elle apparaissait le soir quand lors de ma journée j'avais été chiante avec André. Elle était très critique sur moi même. Elle était mieux que moi, elle était BELLE.
J'ai aussi eu une phase de scarification. Je les cachais avec un bandana. Mais est ce que réellement je voulais les cacher ou bien est ce que je voulais attirer l'attention dessus ?
J'ai toujours eu besoin de beaucoup d'amour. Donc peut être est ce que mon problème actuel est intrinsèque à moi même. Je me cherche des excuses mais il n'y en a peut être pas. Je suis simplement faible, voilà tout.

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29 mai 2006

Jeudi soir ma soeur est arrivée. J'ai fais une crise le midi sachant que le soir et le lendemain je ne pourrais plus.
Le lendemain matin j'ai mengé un demi croissant puis on s'est pas mal baladé, avant de se poser à un resto le midi. J'ai pris une petite salade que j'ai pas beaucoup mangé car il y avait de la sauce dedans...
Le soir, j'ai refais une crise, quand ma soeur a été partie.
Le lendemain fut une excellente journée : que des bon repas bien équilibré. J'étais en super forme. Dans l'aprés midi j'ai été prise d'une petite mauvaise humeur car en lutte contre moi même... Mais on est vite partie à la mer, ce qui m'a nettement calmée.
Le soir on s'est même posé à un resto, ou j'ai fais un pire repas succulent ! ! (huitres, salades sans sauce avec plein de légumes, de fruits de mers et de poisson, un sorbet au dessert). J'ai tout avalé et trsé bien digéré. Je me suis couchée en forme et heureuse de ma journée ;-)
Mais dés le lendemain j'ai rechuté et je n'ai pas céssé jusqu'à maintenant (dernière crise ce matin au petit déj').
Je suis fatiguée, exténuée de ma fin de WE durant lequel mes crises ont été crescendo. Du coup je suis chez moi, j'ai pas réussit à aller au boulo.
Je suis tout de même bien triste d'avoir raté le grand WE en famille. J'ai prétexté les problèmes de train mais au fond je sais bien que la vrai raison c'est ma putain de « maladie »...
VIVEMENT QUE CA PASSE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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