Ma Biographie... Ma Boulimie, Mon Anorexie

23 mai 2006

8h00 _ 4 tranches de pain complet avec un carré frais, une tranche de dinde, une pomme et un thé vert.
Je me suis aussi lancé des lentilles pour ce midi, peut etre cela m'évitera t'il de manger n'importe quoi, c'est à dire soit trop soit trop peu.

12h20 _ Je vais bientôt rentrer manger et la grande question se pose : j'ai des lentilles qui m'attende, je dois tenir les manger bien calmement avec des proteines, des laitages et un fruits. Je le dois, je le dois, je le dois....J'en ai pas envie pourtant mais c'est ce qui est bon de faire. Je pense au fait que si je mange ce dont j'ai envie, ca va partir en sucette et je vais perdre du temps à tout devoir revomir et j'ai pas de temps à perdre aujourd'hui, je suis même plutôt surbouquée au boulo et à l'appart (ma soeur arrive demain). Ce dont j'ai envie : des pâtes avec du gruyère et un bon steak poivré... Mmmmh. Mais je ne pourrais pas, trop de calories dans tout ça...
Non, je mange un peu de lentille avec une tranche de blanc de poulet, un carré frais 0% et une tranche de pain complet avec une part de melon comme fruit. Puis je fumerais une clope en restant bien allongée pour que mon ventre arrive à tout digérer et que je parte sans penser à mon gros ventre plein de nourriture et que j'arrive à ne pas trop penser à toutes ces calories qui vont diffuser dans mon organisme.
Allez c'est partie, go pour le front ! ! !

12h35 _ Je rentre. Sur le trajet je me bouffe les ongles, m'allume une clope et décide de changer mon trajet de retour. Au lieu de la ruelle gloque et à l'ombre qui passe devant toutes les boulangeries et petits supermarchés, j'emprunte la rue ensoleillée des petites boutiques et des terrasses de café. J'ai en prime eu le droit à un compliment sur mon pantalon d'aladin qui me fait selon la personne une très belle silhouette. Compliment bien apprécié car venant d'une femme ;-) (venant d'un gars, je trouve toujours ça un peu perverse et intentionné...)
En arrivant devant chez moi, je me sens déjà bien mieux, la clope et la promenade au soleil m'ont calmées.
J'ai finalement fait à peu prés comme prévu : lentille avec une tranche de blanc de poulet, un carré frais 0% et une tranche de pain complet avec 1/3 de courgette.
Pendant que ça chauffe je m'active au ménage (ca m'accapare les esprits).
Je suis contente de moi. J'ai bien mangé, bien équilibré, bon, bien digéré avec une petite clope et l'appart est nickel !

13h50 _ Je repart bosser, une pomme dans le sac, en forme est fière de ma performance ;-)

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22 mai 2006

8h00 _ Bon petit déj' : 4 tranches de pain complet avec un carré frais, une tranche de dinde, une pomme et un thé vert.

12h40 _ Je rentre chez moi
Je passe devant shopi et mon ventre crie famine ! ! ! Crise à l'horizon ?????? Je ne devrais pas mais bon je peux toujours acheter des trucs, je suis pas pour autant obligée de tout avaler. Le mieux c'est que je me fasse des légumes avec du pain complet et une tranche de dinde mais je peux à la limite me faire un sandwich avec du beurre et le revomir vite fait, sans pour autant faire une grosse crise et arriver à la boure et défoncée...
Finalement, à peine pasée en caisse et c'est une grosse crise qui se profile. Je commence même sur le trajet (ça m'arrive très souvent en fait). J'accélère le pas pour avoir un maximum de temps devant moi et vite me lancer de l'eau chaude pour ramolir toute cette bouffe.
En arrivant je pourrais manger mieux - un vrai repas - ou m'arreter là. Mais c'est déjà bien trop tard : j'ai mangé du pain blanc et un carré de chocolat, ce qui est déjà trop pour ne pas culpabiliser et donc devoir vomir. J'enchaine donc les aliments tout en regardant la télé.
J'étale des tonnes de beurre sur du pain que je trempe dans de l'eau chaude pour le rendre plus facile à vomir ensuite. Et j'alterne pain et fromage blanc avec de la chantilly à outrance.
Un peu de chocolat aussi. Je mange encore et encore tout en lançant des croissant (dégueulasses d'ailleurs) sur le grill (il sont un moins mauvais comme ça et surtout plus facile à vomir ensuite).
Voilà j'ai avalé en tout 400gr de pain blanc avec une tablette de beurre, une de chocolat, 4 croissant, une bombe de chantilly et 400gr de fromage blanc.

13h50 _ Scéance vomi : Fait chié ! ! ! ! ! Pourquoi j'ai fais ça ! ! ! ! Je pourrais être posée tranquillou avec une clope. Et bien non je suis encore et toujours là en train de vider Gaïa de son eau pour alléger mes conneries perso... Quel égoïsme...
En plus je vais être a la bourre au boulo. Mais bon, maintenant je n'ai pas le choix, je ne pourrais pas partir sans avoir tout vomi.
J'ai un peu de mal à vomir alors pour m'aider j'ai un petit truc mental en plus des trucs physiques (eau chaude à boire, eau chaude sur moi, tête vers le bas, massages de l'estomac, contraction de l'abdomen - comme les chats quand ils régurgitent - et chatouillement du fond de la gorge). Ce truc mental c'est de repenser à ce que j'ai boufer pour me ramener le goût à la bouche et l'odeur au nez. En général ça me répugne pas mal et ça m'aide à vomir. Je rajoute aussi le fait de m'imaginer un type qui enfournerait violemment son sexe dans ma bouche (en fait c'est mes doigt...) et j'essaye de penser au goût du sperme. Ca aussi ça aide à vomir.
Souvent en vomissant je me dit ; « Va y déguele tout ce que tu as en toi, dégueules toutes ces merdes qui te pourrissent la vie ! ! ! ! » Mais en fait rien ne part, je ne vomis que la bouffe et tout le reste est la bien ancré prêt à me faire refaire une crise lors de laquelle je vais a nouveau essayer de tout rejeter en vein...

14h30 _ Je repart à peine. Je fume une clope sur le trajet.

14h40 _ Arrivée au boulo, je me fofille pour que personne ne voit l'heure à laquelle j'arrive.
Arrivée à mon bureau, je suis prise de sueurs froides et de bouffées de chaleurs, ma vision se trouble, je me sens faible et bouffie de la tête (ça doit être le fait de vomir qui fait gonfler les ganglions du coup ainsi que les joues).
Ca va passer, ca va passer... Ca passe pas ! !
Heureusement j'ai pris une pomme pour le cas où cette situation se présenterait. Je l'avale donc tout en pensant au sucre sui va très vite aller dans mon sang, ces putains de calories qui m'obsèdes encore et encore...

19h _ Je rentre chez moi. Je passe devant une boulangerie et je me demande : ce soir crise ou pas crise ? Je prend quand ême un gros pain... On sais jamais. Une chose est sure je suis affamée.
Je grignote un tout petit trognon rien qui annonce une crise.
En arrivant, c'est le moment de réfléchir à quoi manger ce soir... du coup j'ai plus faim...
André ce fait des légumes avec des petits sandwich de pain / dinde / fromage. Je vais prendre de la soupe avec un carré frais 0% et de la dinde entre deux tranches de pains blanc... Ca sent la crise tout ça.

20h00 _ Je mange sans réelle faim (même si à mon avis mon corps appelle à être nourrit, ma tête apelle à être affamée, mais bon ... je mange) et je ne m'arrete plus. Je me fais tout plein de tartines que je trouve bonnes mais je ne pense pas être consciemment à mon repas. Je mange sans écouter mes besoins ni mes envies, juste je me remplie lentement mes sûrement à coup de 400g de tartines beurrées, de 5 parts de camembert, de 2 tablettes de chocolat, de 200g de fromage blanc 20% et de 6 croissants grillés. Tout ça bien tranquillement, tout en discutant avec André.
En fait je suis même radieuse. C'est bizarre, mon comportement durant les crises à bien changé. D'extrèmement irritable tout en engloutissant très très rapidement, je suis bien tranquille et même guillerette tout en avalant lentement mais sans discontinue. Je sourie, je lui fais des petits bisous mais je ne cesse de remplir ma bouche. Je ne dois pas arréter, sinon je vais devoir aller vomir. Là je suis bien pausé, à discuter avec mon Amour sans penser à mes restrictions alimentaires ni à me demander si je vais ou non devoir résister à une crise. Certe je suis physiquement en plein dedans mais je me sens comme quand dans l'oeil du cyclone. Mais comme tout cyclone, à un moement donné on en sort et là ça fait mal ! ! !

22H30 _ André part aux toilettes, j'en profite pour me jeter sous la douche faire un tête à tête avec le siphon de la baignoire tout en pressant contre moi cette foutue pomme de douche comme on serrerait un bébé malade...

23h00 _ Tout est fini, je revient honteuse de mon comportement, je me tire une couette jusqu'au canapé et je me blottie dessous tout en regardant Dark Angel. J'ai vomi tout ce que je pouvais jusqu'à la bille mais j'ai quand meme 500g de plus que ce matin (en meme temps j'ai mangé pendant 2heures... j'ai due digérer des trucs entre temps...). Tant pis pour moi !!!!

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19 avril 2006

Demain et après demain j’ai des réunions importantes et du terrain, donc il ne me reste que ce matin pour faire une boulimie puis je ne pourrais plus avant ce WE… Donc, comme une gourde, je l’ai faite, mais soft : 2 croissants, une torsade au chocolat, une part de brownie, deux tranchez de pain avec du miel accompagné du traditionnel fromage blanc et du thé. J’aurais pu m’arrêter au premier croissant, j’en suis sure… mais le fait de savoir que je ne pourrais pas le faire les autres jours, m’a poussé à continuer. Je suis allé vomir, mais j’en suis pas fière, je me sens encore toute bouffie, je continuerais bien ma purgation mais je dois partir bosser.
La journée s’annonce sombre, je déteste sentir mon ventre rond, et puis la balance indique toujours 52,6 kg, je ne le supporte pas.
Aujourd’hui c’est diète : je mangerais une pomme et un actimel à midi, une pomme au goûté car ce soir je vais voir la nutritionniste donc il faut que je tienne debout jusqu’à 19h30. Et ce soir, je mangerais le reste de soupe. Je me promet de ne pas me peser demain matin, sinon, ca va me déprimer pour la journée…

Journée de merde en prévision, je me sens déjà faible et à la fois ballonnée, et il est à peine 10h. Vivement ce soir…

En fait je ne pense pas être anorexique, du moins pas en ce moment. Je me nourris et même trop finalement, je pense n’être qu’une boulimique, qui se gave et revomie pour éviter de ressembler à un gros tas. J’ai peur de ce à quoi je vais ressemblerais si je ne vomissais plus. Je pense que je serais grosse. Et comme on perd plus du haut du corps mais qu’on grossi plus du bas du corps, je vais sûrement ressembler à un culbuto…. Comment faire pour manger normalement et ne pas être énorme ou difforme ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Je veux guérir, mais surtout, surtout, ne pas grossir, je trouve même que j’ai au moins 1 ou 2 kilos en trop dans les fesses. Je devrais peut être me mettre intensément au sport pour remodeler tout ça.
J’aimerais bien avoir des plus gros bras et beaucoup moins de fesses.
En fait je m’embrouille, je les trouve pas vraiment grosses, mais disons pas assez maigre. Je songe parfois à être bien musclé et bien féminine à la fois, une sorte de wonder-women à la dark-angel (vive la référence futile… j’ai presque honte d’admettre que je me compare à des filles de sitcom), et parfois j’ai envie d’êtr maigre, chétive, maladive, pour que toutes mes souffrance transparaissent. Que les gens en me croisant, ne se disent pas, ouaouh quel canon, mais plutôt, bah, qu’elle est maigre ! ! ! Bizarre ces deux images de moi qui se confrontent sans cesse…

Bon, au boulo maintenant, j’ai plein de chose à faire, et ce n’est pas en pensant à mes graisses et à la bouffe que ça va se faire ;-)

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18 avril 2006

Ce matin, boulo, donc je m’efforce de faire un petit déjeuné normal : pain complet, fromage 0%, thé, orange et actimel 0%.

Je ne sent pas vraiment l’envie de manger ni la satiété. Je m’arrête une fois ma dose de repas mangée, mais je pourrais continuer de manger ou ne rien manger du tout, ce serait pareil. En fait, la fin du repas, je la marque par une cigarette, sinon, je n’aurais pas la sensation d’avoir fini de manger.
En général, j’ai pas envie de manger, donc je me force, puis quand je démarre, je ne trouve pas le moment où m’arrêter donc je me prépare des doses. Ce n’est pas mes sensations mais ma volonté qui contrôle ma satiété… Je doit donc manquer de volonté, car ca dérape souvent…

Ce midi, André rentre manger donc mon repas sera équilibré.

Ce soir j’ai varié un peu : je me suis cuisiné une soupe de carotte (attention ! ! !) et de navet avec un carré de fromage 0%, du pain complet, de la salade avec 3 asperges et des branches de céleri, une pomme et un yaourt faisselle 0%.

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17 avril 2006

J’ai pris 900 g a cause de hier. J’avais réussit à descendre à 51,7kg et je suis maintenant à 52,6kg. Je sais que c’est parce que la digestion n’ai pas fini mais ce m’angoisse quand même, du coup : Boulimie.

Repas du midi normal.

J’en ai refait une au goûter. D’ailleurs mon frère m’a appelé juste à la fin et du coup je n’ai pue aller vomir que 40 minute après la fin. Je suis sure que des trucs on été digéré et que ca va me faire grossir.

Du coup j’allège le repas du soir : pas de pain.

La plus part des crises de ce WE ont été faite en présence d’André. Du coup elles étaient plus lente de crainte d’être répugnante ou choquante.
Parfois je me cachais un peu pour engloutir vite tout un tas de truc sans qu’il me voie.
Mais tout au long, je discutais avec André, j’étais bien avec lui malgré la bouffe que j’étais en train d’engloutir. J’étais beaucoup moins froide, il pouvait m’embrasser et je faisait de même.
Bref comme si le fait que je goûte était normal (sauf qu’au lieu de manger une dose de glace, j’en ai mangé trois ou quatre… mais à un rythme normal, comme n’importe qui mange de la glace).

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16 avril 2006

Aujourd’hui on pause la canisse.

D’abord, boulimie le matin.

Repas de midi normal.

Puis boulimie au goûté.

Dans ce genre de journée, mes repas ne me donnent pas envie, je mange sans faim, sans
gout.
En revanche pendant mais crises, je trouve ca vraiment bon, et j’ai la sensation d’avoir faim et encore faim (ce qui est totalement faut vue la quantité déjà ingurgitée…)

Mais j’ai eu envies de me bouger. Alors on est allé prendre un verre dehors (un monaco pour moi). Puis on a marché et on s’est finalement pausé au resto indien. C’était excellent ! ! ! !
On a vraiment passé une excellente soirée. J’ai tout mis de coté et j’en ai tout simplement profité : J’ai marché pied nue dans les fontaine et dans les rues de Montpellier (j’adore marcher pied nu depuis que je suis gamine ;-), j’ai dégusté mon repas que j’ai mangé lentement sans m’emporter (bon sauf à la faim, je sais que le même repas mais chez moi aurait fini en live, il serait partie sur une boulimie comme à chaque fois que je mange ne serais ce qu’un tout petit peu d’aliment non diététiques).
Bref, une excellente soirée ! ! ! ! ! !

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15 avril 2006

Journée farniente, un peu grise. Boulimie au saut du lit à 7h30, ca démarre fort…
Puis j’ai déjeuné quand André s’est levé vers 10h.
Tout le reste de la journée a été normal, même si mes repas étaient un peu fades et qu’au fond de moi je ne pensais qu’à une chose : BOULIMIE

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14 avril 2006

Donc, comme finalement prévue, je ne suis pas chez mes parents mes avec André avec un bon et long WE en prévision ;-)
Pas de crise aujourd’hui. On est allé à la plage pour pique niquer, bronzer (enfin cramer plutôt… On a du courir acheter de la biafine et mon coup de soleil avait une forme tellement ridicule que le pharmacien à piqué un fou rire…).
On était bien, mon repas fut bien apprécié et dégusté même si son contenu est toujours le même.

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10 avril 2006

La semaine qui suivie fut chaotique… Pas envie de vrai nourriture, beaucoup de boulimie…
J’ai promis à André d’aller au resto, mais chaque soir c’est la même chose. Finalement je suis fatiguée, j’ai pas envie d’y aller. Je m’énerve sur lui comme si le fait qu’il veuille aller au resto était un véritable sacrilège. Je me trouve folle. Jeudi soir j’ai craqué, je me suis effondré de voir à quel point je suis infecte, à quel point je pourrie la vie d’André. C’est quand même pas le bout du monde un resto ! ! ! ! Et ben si…
Je me suis dit que demain matin (Vendredi) j’appellerais ma nutritionniste pour qu’elle me donne le numéros de téléphone d’un psy, j’en peux plus, trop fatiguée, trop irritable, trop infecte…J’ai même pensé à la possibilité d’entrer en clinique, manière de laisser souffler les autres et moi par la même occasion. La bas on me prendrais en charge, plus de problème de bouffe, plus d’angoisse.
Enfin, je reprend sur moi, je me calme et je me dis que je VEUX passer un bon WE de 4 jours avec mon Amour. Je me promet donc de faire tout ce que je peux pour ne pas faire de crise de boulimie et passer des jours normaux ;-)

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9 avril 2006

Ce matin, crise...
J’en avais envie dés que j’ai ouvert les yeux à 8h45. Je suis descendue à la cuisine sans faire de bruits, mais malheureusement ma mère s’est réveillée en même temps que moi.
J’ai commencé par manger un truc de d’habitude (actimel et pain complet) puis j’ai enchainé sur de la tarte, des biscuits, du nutella.
Mais je devais me forcer à manger doucement car ma mère était la en train de me parler. Du coup mon petit déjeuné à trainé en longueur. Je n’attendais qu’une chose c’est qu’elle parte et en meme temps j’aime discuter avec elle. Puis vint André, mon père, Thibault et bientôt Sylvain et Manue.
Un instant, vers 11h et quelques, j’ai remarqué que la cuisine était vide. J’ai alors vite chargé mes poches des premiers trucs comestibles que j’ai trouvé et d’un verre et j’ai foncé dans la salle de bain. J’ai tout englouti en 1 minute et tout vomi en 15 minutes.

Je me suis alors préparée et je suis partie à la foire expo avec mon frère Sylvain. J’avais la tête qui tournait mais j’étais ravie de passer cette après midi avec mes frères.

Le midi j’ai pas mangé, il ‘y avait en vente que des sandwich bien gras avec saucisses ou frites…

J’ai mangé deux tranches de pain, une orange et un actimel vers 16h en rentrant. J’étais affamée, et avalé tout ca avec beaucoup de plaisir ;-)

Le soir, retour vers Montpellier. Après avoir quitté mes parents, je me suis effondrée en sanglot dans la voiture. André s’est demandé ce qui m’arrivé. J’ai pleuré comme une gamine qu’on laisse toute seule partir en colonie de vacance. J’ai eu la sensation d’avoir été ingrate et glaciale avec mes parents. Surtout au moment de partir. Mon père m’a embrassé et serré dans ses bras. Moi j’ai même pas réussi à le toucher, je lui ai fait la bise et voilà.
J’aurais aimé pouvoir lui dire que je l’aime, le serrer dans mes bras, mais je suis restée de marbre et je suis partie… en pleurant… Mais André est tellement tendre que j’ai fini par me calmer et on s’est arrêté sur une aire et du coup j’ai mangé un steak frite avec une part de tarte aux pommes. C’était vraiment bon ! ! ! ! Et j’ai tout gardé ;-)

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8 avril 2006

Exceptionnel. Ce midi la j’ai partagé des fraises avec un peu de chantilly avec mon papa.
C’est lui qui les avais acheté exprès pour ma venu, je ne pouvais pas lui gâcher ce plaisir ;-)
C’était très bon. En compensation je n’ai pas mangé de pain.

Le soir, des amis sont venus. Je ne savais vraiment pas comment ca aller ce passer. Je ne pouvais pas sortir mon repas rituel, obligée de manger comme tout le monde.

Au menu :

Salade assaisonnées. Jambon de pays avec des cornichons et du beurre. Pommes de terres rissolées avec des haricots verts. Rôti de boeuf. Fromage. Tarte aux fruits. Café avec des petits chocolats.

J’ai tourner un moment dans la cuisine à préparer des conneries. Puis je me suis posée. J’ai pris un peu de salade, celle qui avait le moins de sauce avec un cornichon.
Puis je suis repartie dans la cuisine pour ranger un peu, couper du pain, préparer le plat suivant.
J’ai alors mangé une cuillère à soupe des légumes (ils avaient été revenu dans du beurre…)
avec un bout de pain complet.
Je me suis ensuite fait plaisir. J’ai arrêté de bloquer sur la nourriture, le temps de cette fin de repas. Je me suis pris deux tout petit bouts de fromage (et du vrai ! ! ! qui été d’ailleurs vraiment excellent ! ! !) et j’ai mangé une demi part presque entière de tarte aux fruit (excellente aussi ! ! !).
Je me suis pris du café et tout allait bien, pas mal au ventre, pas de stress. Contente de mon bon petit repas.

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7 avril 2006

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai rien détaillé de mes repas car il n’y en a pas eu. Que des crises…
En revanche, aujourd’hui je par chez mes parents donc j’essaye de faire en sorte d’être en forme :

Je ne me souviens plus très bien ce que c’était mais c’était plus légers que d’habitude.

Le soir, j’ai mangé avec mes parents, petite angoisse avant de passer à table. J’ai passé l’après midi avec une amie et j’ai rallongé l’après midi jusqu’à arrivé complètement en retard pour le repas : vers 9h
On a pris un apéro, j’ai passé mon temps à parler parler parler…. Limite si je reprenais ma respiration, comme si j’avais peur d’un blanc qui aurait pu laisser peser une atmosphère lourde ou pire amener le fameux sujet sur le plateau. Alors j’ai entamé 10 000 sujet de conversation, j’ai même parlé des détails des règles de vie de la religion islamique à son commencement…
Bref, j’ai fait ma salade habituelle avec le tofu et le pain et tout s’est finalement bien passé.
Tout le monde à pris de ma salade. Ils ont enchaîné sur le reste du repas et moi j’ai mis 1 heure à avaler mes trois grains comme d’habitude.
Vient le dessert. Un fromage en faisselle 0% avec une orange et voilou.
Je sentais quand même les regards posés sur mon repas qui était trop petit, sur mes bras, trop petits aussi. Mais mes parents m’ont vraiment accueillis les bras grands ouvert, plein d’amour et de compréhension mais aussi d’inquiétude.

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Mail à mon père

J’ai écrit un mail à mon père que j’ai fais relire par ma soeur pour quelle me dise s’il est trop brutal ou non. Voilà, il est posté… Il me faudra maintenant appeler ma mère. Tout ca c juste pour les prévenir de ne pas s’alarmer en me voyant ce WE et pour leur demander de ne pas trop critiquer mes repas quand je serais chez eux.

Mon mail à papa :

"Papa,
Comme vous l’avez remarqué à noël, j’ai un peu maigri. J’ai encore perdu quelque kilos. Je pèse maintenant un peu moins de 52kilos, c’est bas mais pas dangereux.
Je viens ce WE à Lauzerville et je préférais que tu lises ce mail avant de me voir, pour ne pas choquer.
Je suis ce que l’on appelle anorexique – boulimique. Cela fait longtemps que ca a démarré mais la chute réelle à débutée quand je me suis retrouvée seule face à moi même à Nancy.
Je pensais m’en sortir toute seule sans alarmer personne, mais je me suis bien rendu compte à noël, que je vous avez déjà alarmé. Maman m’a trouvé maigre même si moi je ne me vois pas ainsi.
Je voulais vous rassurer en vous disant que j’ai entamé un suivie avec une très bonne diététicienne spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire. Je la voie tous les 15 jours. Elle gère mes carences et sert aussi de psy.
Je sais que tout cela à un lien très étroit avec mon viol à 13 ans, chose que j’ai toujours refoulé au plus profond de moi même, en en niant toute sa gravité, voire même en le mettant au même niveau qu’une entaille
au bout du doigt. Mais tout cela devait bien ressurgir un jour, et voilà ça ressort sous cette forme.
Il fallait que je vous tienne au courant, vous voyez bien que je ne suis pas au meilleur de ma forme et mieux vaut vous expliquer que de vous tenir à l’écart et finalement vous laisser dans l’interrogation et le doute. Et puis vous êtes mes parents et donc les premières personnes vers qui me retourner ;-)
Je ne sais pas comment parler à maman, elle commence à peine à aller mieux et je n’ai pas envie de la faire replonger avec mes problèmes.
Voilà papa, j’ai besoin que vous reconnaissiez, vous, ce qu’il m’ai arrivé. En revanche, que les flics ne le
reconnaissent pas m’ait égal.
Tu peux peut être l’expliquer à maman, la rassurer avant mon arrivée, qu’elle ne panique pas en me voyant ;
même si je ne suis pas terriblement maigre, 3-4 kilos de moins qu’à noël risquerait de l’alarmer.
Pour l’instant cette maladie fait partie intégrante de ma vie et n’est pas irréversible. Je fais ce qu’il faut pour la faire reculer et je suis sur la bonne voie. D’un point de vu médical, rien de grave ni d’irréversible non plus.
Cela ne disparaîtra pas en 2 mois, ce sera un long chemin, mais ça finira par s’estomper et il se peut que cet été je me sois à nouveau un peu réépaissie H Il n’est donc pas la peine que vous essayez de m’engraisser ce WE, ni de focaliser de trop sur ce que je mange. Rassurez vous, mes repas sont faibles mais équilibrés. Je vous demanderez donc un peu de compréhension la dessus et pas trop de critiques.
Bisous papa.
Et à ce WE"

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Voilà donc le début du journal de bord de ma bouffe

Ce matin, crise de boulimie (8h45)
Cette crise était prévue depuis lundi. Je savais que je devais aller à la BU, donc pas d’horaire de boulo et André n’est pas la. La veille en rentrant j’ai acheté des fournitures : Barres chocolatées en tout genre, fromage blanc, chocolat, pain de mi a faire griller, beurre, petit beurre, glaces en tout genre, springels a deux balles et du café (le moins cher, sinon pour le café de fin de repas, j’achète du AB commerce équitable)

En rentrant ce soir là je pensait manger normalement, mais avec tout ca dans les mains, je n’ai pus m’empécher de commencer a piocher dedans sur le trajet du retour… J’ai donc fait une crise la veille déjà. J’ai d’ailleurs été interrompue deux fois par le tel et je ne supporte pas ça, ça me fais perdre du temps et la digestion démarre vite, ce que j’appréhende car le sucre que j’avale commence déjà son trajet dans le sang…

Bref, ce matin, la crise prévue démarre. J’étale tout sur la table, j’allume la télé, je lance vite une boisson chaude : ce matin cappuccino pas très bon mais pour ce que j’en fais…(des fois c café). Et j’attaque : je démarre par du gras, car on vomi en premier ce que l’on a mangé en dernier. Le gras passant moins vite dans le sang que les glucides rapides, il n’aura pas le temps d’être assimilé avant d’être vomi. Puis le sucré.
Au début, c’est bon, c’est un petit déjeuné normal, puis j’accélère, les doses deviennent écoeurantes….. Ca va vite, très vite, de plus en plus vite. J’alterne tout ça avec des gorgées de cappuccino très chaud et des cuillères énormes de fromage blanc sans sucre, j’en ai pas envie mais ca aide a vomir. Je trempe tout ce que je mange dans le cappuccino pour le ramollir et le rendre encore une fois plus facile a vomir.
Puis je commence à être pleine et à regretter car je sais que je vais devoir vomir et je déteste ce moment là, mais il faut bien le faire. Je n’en peut plus, je n’ai plus envie de rien mais je repousse ce moment de régurgitation. Alors j’avale un snikkers, allongée sur le canapé. Il est absolument rebutant, cette pâte remplie ma bouche et me donne la nausée. J’en avale un second. Là je n’en peux vraiment plus. Je dois vomir au plus vite.
D’abords je remet tout dans les sacs plastiques et je le range, puis je me dirige vers la douche, je me déshabille je lance l’eau, je bois de l’eau chaude et je démarre. Je vomis une fois, deux fois, trois fois et je rebois etc… Jusqu'à ce que je n’arrive plus a vomir. Après chaque vomissement, c’est crade mais je regarde dans la baignoire ce que j’ai vomi avant que ca ne perte dans le trou de la douche. Je vérifie que tout ce que j’ai mangé soit bien la quasi intact et pas digéré.

A la fin, je me pèse pour vérifier qu’il ne reste pas un gramme de bouffe a l’intérieur de moi.
Aujourd’hui après avoir vomi, je pesais 51,7 kilo donc 400 g de moins que hier matin. Je suis heureuse, j’ai bien vomi donc. J’ai encore ce goût écoeurant dans la bouche mais ca va partir.
Voilà il est 9h45 et je m’étais levée à 8h45.

Maintenant séance nettoyage, tout doit être nickel. Je me lave, me brosse les dents, j’astique la salle de bain, la cuisine, la chambre, je jette tous les sacs poubelles et je passe l’aspirateur.
Je me pause et j’allume une cigarette.

Je n’irais pas à la fac, pas la force… Je retournerais au boulo cet après midi en faisant croire que j’ai bien bosser à la fac, que j’y retournerais un autre jour pour finir mes recherches… Je me sens nulle…

Maintenant il est 12h, les dessins animés tournent sans cesse (on a une chaîne spéciale dessins animés ;-), et je vais devoir songer à mon repas de midi. Il sera le même que d’habitude et ne me donne pas envie mais je dois reprendre des forces pour aller au boulo cet après midi.

13heure

- 70 g de tofu extra soyeux
- 1 fine tranche de pain complet
- 2 queues de champignon de Paris crus

J’ai pas faim, rien ne me donne envie. J’ouvre mon frigo, j’avale 2 queues de champignon de Paris crus. Il me faut des protéines, alors je sors un actimel et le tofu. Il me faut aussi des glucides lents, je me coupe une tranche de pain complet. C’est bien parce que je dois aller travailler cet prés midi, sinon j’aurais rien avalé.
J’ai rien apprécié, je l’ai juste avalé, point. Je me sens lourde et regrette déjà d’avoir mangé ca.
J’ai la sensation d’avoir tout qui reste au niveau de la gorge, c’est très désagréable. Il me faut une cigarette pour digérer, je ne prend pas de café pour l’instant, ca me remémore la crise de ce matin… C’est comme le fromage blanc, j’en prend pas au dessert car il a servi à ma boulimie de ce matin.
Je me prépare quand même une pomme et j’emporte l’actimel cet après midi au cas ou je me sente trop faible.
Voilà, mon repas a durer 3minutes, je l’ai pris machinalement sans même m’asseoir. Un de ces mauvais jours où je mange par pure obligation. Mais vraiment, vraiment, je regrette d’avoir avalé ce repas ! ! ! Je me sentais mieux à jeun.


Je viens d’appeler ma mère. Elle est toujours encore plus forte que ce que je m’imagine. On aurait dit que je ne lui apprenais rien. Au contraire c’est comme si elle attendais ca avec impatience. C’est un véritable soulagement pour elle et une fierté que je lui en ai parlé et que je soit allé consulter. Donc va bien dans le meilleur des monde ! ! ! ! Je suis extrêmement soulagé d’avoir prévenu tout le monde, je vais pouvoir profiter pleinement de ce WE avec ma petite famille sans avoir peur des regards et des jugements sur mon alimentation.

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5 avril 2006 - RDV chez la nutricionniste

Hier soir j’ai eu mon premier RDV chez la diététicienne (oui, je l’ai toujours appelée nutritionniste jusqu'à ce que je voie sa plaque, mais je ne sais pas quelle est la différence entre ces deux professions…).
J’admet que j’ai faillie ne pas y aller au dernier moment. J’ai eu un peu de mal a trouver cette fameuse place de Thessalie et je me disais que finalement ca m’arrangerait bien de ne pas la trouver….
Bref, me voilà dans sa salle d’attente en train de faire les cent pas, me sentant toute petite et peureuse de devoir aller faire un déballage en tête à tête. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.
Le premier échange de regard fut très positif. Elle m’a regardée comme une mère, comme une femme et m’a tout de suite parlée de tout et de rien. Cela m’a mise en confiance très vite.
J’avais très peur de tomber sur une femme moche, coincée, qui me parle avec un recul de médecin à patient (ou le patient n’a même plus de nom et presque seulement un numéros…).
Puis la discussion s’est lancée. Ma bibliographie a été passée en revu en quasi intégralité. On a même abordé le thème du paternel. J’ai crue que j’allais m’effondrer en larme comme une gamine en parlant de lui.
Nous avons aussi aborder mes problèmes de sexe avec André, ce que j’ai fait avec C. Elle m’a énormément rassurer en me disant que je ne suis pas frigide, ni une salope qui se sert de l’amour de mon chéri. Des choses que j’avais besoin d’entendre car ma tête est un véritable fouillis de sentiments et d’émotion. Quand j’essaye de me comprendre toute seule, je plonge dans ce méandre et j’ai du mal a en trouver la sortie… J’ai le sentiment que cette femme sera mon fil d’Ariane dans ce dédale de pensée ;-)

Bref, j’ai plusieurs tâches à accomplir pour démarrer :
- Parler à mes parents (chose qui ne sera pas simple, mais si ça doit être la voie de la guérison, je suis prête à enfiler les bottes et a gravir ce sommet. J’en ai d’ailleurs rêvé cette nuit et l’entretien c’est très mal passé, ma mère c’est énervée de me voir si maigre, elle m’a engueulée et quand j’ai voulu parler à mon père ça l’a encore plus énervée car ce n’était pas vers elle que je venais….)
- Ma discussion avec André est déjà faite. Je l’ai appelée dés que je suis sortie pour lui expliquer mon RDV et les conseil qu’elle a apporter sur le comment il doit réagir face à mes crises. Il ai ravie de tous ces conseils et me fait énormément confiance, il croit en ma guérison et son soutien est une véritable force pour moi. Je l’aime ;-)
- Je doit aussi tenir un journal de mon alimentation, ou du moins de ce que je ressent au moment de mes repas.

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