Ma Biographie... Ma Boulimie, Mon Anorexie

Auberge aveugle de chagrin, ouverte et toujours pleine

Je vais et je viens

J'avance et je recule

Cette maladie me ronge

Parfois je la surmonte, je lutte, je résiste pour la terrassser

Parfois je sombre, me laissant enlacer par cette maudite sirène qui hante mes journées

Mon âme, mon être tout entier n'est alors qu'une auberge aveugle de chagrin

 

Amplie de tristesse, de désaroie, de honte, je traine ce boulet qui m'empèche de vivre mon présent, ma Vie

Cette vieille auberge, un tas ruine immonde, est toujours ouverte mais fort heureusement jamais pleine

Il reste toujours quelques clients pour l'espoir et les projets

Mais elle demeure encore et encore

Elle est parfois bondée de monde mais ses murs commencent à féblir

 

Un jour je parviendrais à la vider totalement

Je fermerais ses portes et proclamerais sa démolition

J'épendrais ces cendres dans mon passé

Et je battirais par dessus une nouvelle auberge, flambant neuve, colorées et lumineuse

Ses clients ne seront que gaieté, paix, harmonie et sérénité 

 

En attendant, je me bat

Je baisse les bras

je reprend ma garde

je laisse à nouveaux couler

 

C'est un combat de longue haleine dans le lequel je suis lancé mais l'espoir de cette inauguration demeure et me maintient en vie. 

 

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Muselée


25 ans....
Age de vigueur....
Mais 25 ans avec Anna, c'est l'âge de frustration, de désolation, de solitude....

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La vie tourne autour de moi, j'essaye de trouer cette vitre blindée à travers laquelle je la regarde s'agiter.
Les invitations passent, les amis passent, me supplient de les rejoindre
Mais Anna est égoiste, jalouse

Bouillonnement interne
Mes larmes inondent l'intérieur de mon corps hypoglicémié

Envie, encore envie, toujours envie
Mais toujours et encore seule avec Anna

La Nathalie d'avant n'est plus, maintenant elle est Anna
Possédée par ce démon

Joie de vivre muselée.......



Muselée, enfermée, frustrée, isolée, désespérée


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ANNA ma seule amie, ma seule ennemie....

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La maigreur
L'envie de devenir aérienne
Disparaître
Anna me procure tout ca

Bouli me hante mais je la refoule autant que je peux, même si je tourne en rond comme un toxico pour arriver à lutter.
En ce moment j'ai trop mal à la gorge, j'ai même réussi à me faire saigner tellement la bouffe en moi m'insuportais. Alors je me déchire la gorge jusqu'à recracher toute la bile qui est en moi.

Anna est de retour, pour combien de temps, je ne sais pas. Mais je maigrie à nouveau. Je ne dois pas atteindre 40kg sous peine d'hospitalisation, mais mes cotes ne sont pas assez apparentes, je dois perdre encore au moins 4 kg. Et pourtant je marche déja en me tenant aux murs....
Vertiges, fatigues, migraines sont les lots quotidiens que m'offre Anna.

Je la haie et pourtant je n'arrive pas à la quitter.

J'ai peur de la perdre, peur d'être sans elle.
Elle est en moi.
Je souhaite vivre sans elle pour diriger ma vie comme je l'entend, mais comment vais je m'en sortir ?
Comment vais faire pour vivre dans un corps de femme qui saigne tous les mois, qui à des seins et des rondeurs tellement séduisantes pour les hommes.

Non, Anna est douloureuses mais elle me rassure.

C'est horrible de penser ca......................................

Quand vais je parvenir à me retirer ces pensées folles de ma tête ?
Quand vais admettre que je dois être une Femme ?
Quand vais je parvenir à guérir ?
Quand vais je l'empêcher à m'autocanabaliser ?

Je ne sais pas mais je veux y croire.
Je veux y croire et y parvenir pour me démontrer que je ne suis pas si faible, pour prouver à la terre entière que nous pouvons vaincre cette satanée enchanteresse.

L'Espoir, la Conviction, le Force, l'Amour....

Un jour Anna disparaîtra et ce sera grâce à tous ces sentiments là !

JE VEUX VIVRE BORDEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


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Amours

Il y a Amour et amour....
Le seul et vrai Amour est celui des parents et frères et soeurs.
Ceux qui nous parlent et viennent nous rendre visite quand on ne va pas bien.
L'autre "amour" est celui qui ne nous est offert que lorsque l'on est capable de le leur rendre. Mais dés que nous ne sommes plus des créateurs de joie et de vigueur, ces gens là disparaissent et nous oublient pour peut être revenir lorsque nous sommes à nouveau capable de les faires rires et sourires. TITRE_IMAGE


C'est dur de s'en rendre compte mais ça permet de faire un tri énorme entre ses réels Amis et ceux qui gravitent autour de toi simplement pour piocher en toi ton énergie, ta vivacité, ta bonne humeur, ta capacité à les consoler.

Je suis triste de venir de me rendre compte que la personne à qui je fesais le plus confiance fait en réalité partie de cette seconde partie. Mais je suis plus forte que ça. Je l'oublirais, du moins je l'espère.
Heureusement, il me reste mes parents, mes frères, ma soeur et une Amie.
C'est peu au final, mais c'est suffisant pour me donner l'envie de vaincre afin de leur rendre leur joie de vivre, afin de leur retirer cette anxiété qu'ils ont par rapport à mon état de santé.

J'ai 25 ans, on pourrait croire que c'est l'âge de raison, mais finalement je suis encore bien naïve. Et quelque part heureusement, tous les jours la vie m'apprend. Ses leçons sont rudes mais me font grandir et c'est là tout l'essentiel, n'est ce pas ?




Vive l'Amour ! ! ! !
Vive la Vie ! ! !
Vive Gaïa ! ! !

C'est pour elles que je me bas contre Anna et Bouli.

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Maman

Maman,
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Toi qui m'a conçue,
Toi qui m'a donnée la vie,
Je suis tellement désolée de ne pas y faire meilleur honneur,
Je t'aime tellement,
J'aimerais tellement avoir ta force, ton courage,
J'aimerais tellement parvenir a vaincre comme toi tu a vaincue la dépression.

Je souhaite un jour être aussi forte, autant femme, autant mère que toi.
Moi aussi je désire enfanter et aimer mes enfants comme tu les a aimé et comme tu les aimes encore aujourd'hui malgrés tout ce que tu as endurée et surmontée.
Je ne te rend pas la vie facile.
Je te fais souffrir alors que tu mérites tellement mieux.
Tu m'as apporté tellement.

J'ai longtemps voulu t'aider, te soutenir dans ta dépression.
Je t'ai longtemps apporté mes théories sur la vie, sur la force, sur le fait de relativiser, être optimiste et sourire à la vie.
Mais voila que c'est moi qui faillie ouvertement à mes convictions devant toi.
A peine tu remontes ta pente, que c'est moi qui la dévale et te demande ta main pour me isser.

Je n'ai pas le droit de te faire ça, tu mérites tout, je te dois tant et je suis en train de te prendre beaucoup trop.
Je suis désolée, désolée, désolée, désolée, désolée.
Je veux me battre par amour pour toi.

Je t'aime, ma petite maman.
Je t'ai toujours aimé, même quand je t'engueulais pour essayer de te stimuler quand tu étais au plus bas.
Je t'aimerais toujours et pour toi, s'il le faut, je me laisserais interner.
Par amour pour toi, par respect pour toi, je me laisserais enfermée quelques temps.

Je sens tout le mal que je te fais et je souffre de voir ce que tu subis.
Tu garde le sourire en face de moi comme si tout allais bien, comme si tu ne souffrais pas.
Et pourtant tu me vois jeuner des jours durant, tu me vois ensuite bouffer des heures durant puis dégueuler jusqu'a la derniere bille.
Tu me vois marcher en me tenant parfois aux murs car je lutte contre les vertiges.
Tu me vois le regard érrant dans le vide, perdue dans mes pensées les plus sombres.
C'est toi qui subit mon mal-être.
C'est avec toi que je le partage, j'en est consciente et le regrette réellement.

C'est tellement dégueulasse ce que je te fais vivre.
J'ai honte, je vais guérir maman, je te le promet.
Je vais remonter la pente avec mes petites mains et grâce à ton amour.
Je vais dormir d'abord, j'ai besoin de dormir, de retrouver les bras de Morphée.
Ensuite, je te promet de tout faire pour aller mieux, pour retourner avec toi aux bord du lac, au marché, pour profiter toutes les deux du soleil.
Pour l'instant j'ai besoin de moments ou j'enlève mon masque, ou je tombe le costume de société, et je suis désolée que ce soit en face de toi que ca se passe.
Je m'excuse que ce soit avec toi que je vie les coulisses de la scènes.

Mais bientot, c'est sùr, les coulisses seront aussi belles que la scène :-)

JE T'AIME !!!!!!!!!
BISOUS ma petite maman :-)

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Ma petite Corniche


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Perchée sur ma petite corniche, je marche en regardant le ciel tout en me disant "Attention, ne glisse pas, c'est étroit" et en m'efforcant de ne pas regarder vers le bas, de ne pas leur préter attention, car elles m'atirent à Elles, comme le vide cré le vertige.
Ainsi je marche, je marche, jusqu'à en oublier une fraction de seconde la vigueur et la dangerosité de ces démons. Alors, dans un manque d'attention, dans un manque de rigueur, je leur jette un léger coup d'oeil. C'est ainsi qu'une fois de plus je glisse, je tombe, je souffre, je pleure intérieurement, je m'en veux de ma maladresse, de ma faiblesse.

Je perds alors momentanément espoir, avant d'endosser à nouveau toute ma panoplie de lutteur pour retanter l'assencion de cette parois si abrupte. Le but étant : Ma petite corniche, depuis laquelle je peux tellement mieux voir le ciel et son soleil.

J'aimerais tant parvenir un jour à transformer cette petite corniche en autoroute géante, pour être sûre de ne plus glisser...........


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ANGOISSE



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ANGOISSE, STRESS, PANIQUE, HANTISE, PHOBIE...
    Du poids, de ce qui entre en moi, de ce que j'ai en moi.
BESOIN, OBSESSION, OBLIGATION, RESIGNATION, SOUMISSION...
    A Anna, à Boulie, à la frustration, aux maux de tetes, à la faim, aux vomissements, aux carences.



Aprés une semaine avec Anna, je viens de me faire rattraper par Boulie.
Fais chier, y'en a marre.
J'ai résisté, résisté, encore et encore. J'ai lutté contre le besoin de manger, sachant que je devrais vomir ensuite. Puis j'ai encore perdue. Verdict : 3 crises pour aujourd'hui.

J'ai mal au ventre, encore une fois. Comme une matrice qui aurait beugué, ce même scénario de merde se répète inlassablement.
Et pourtant je continue de croire en ma guérison. Je continue de croire qu'un jour je vivrais enfin sans elles. Je continue de croire en la Vie et au bonheur, en la sérénité et en la paix intérieure.

Je suis trés optimiste de nature. Heureusement d'ailleur car parfois, je me surprend tout de même à vouloir abandonner, disparaître, baisser les bras, déclarer forfait. Alors je viens écrire sur mon blog pour vous conter mon désarroie, ma "chute en enfer".







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7 mars 2007 - Frustration, Obsession

  ANNA

Restriction
Frustration                                BOULIE
Obsession
Restriction                              Compulsion
Frustration                              Punition
Obsession                               Mutilation
Restriction                              Compulsion
Frustration                              Punition
Obsession                                Mutilation
                                                 Compulsion
                                                 Punition
                                                 Mutilation
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Seule avec elles, toujours et encore malgrés tout et malgrés tous.
Tous voudraient m'aider.
Tous s'inquiètent.

Elles pourrissent la vie de tous ceux qui m'aiment.
Mais elles sont si egoïste, si voraces, si posséssives...................

Je ne mange presque plus. Plus aucun aliment m'ait sympathiques, tous sont amplie d'angoisse.
Bouli m'abandonne un peu et Anna prend toute ca place et même plus.
Mon estomac est si petit. Je crois avoir maigrie mais je n'ose pas me peser.
J'angoisse de voir que j'ai trop maigrie et en même temps j'angoisse de découvirir que je n'ai pas maigrie.
Toujours cette même dualité entre rationnalité positiviste et inconscience morbide.

Je vois mon psy vendredi. Il me tarde. Depuis mon dérapage récent, je n'ai toujours pas repris pied.
Je suis retombée dans une violente phase d'anorexie restrictive et je ne m'en sort pas.
Ca va faire plus d'une semaine qu'elle dure déja.
2 pommes et un ou deux petits suisses, ce sont mes grand jours. Sinon parfois rien du tout, meme pas à boire si ce n'est 3 cafés.
Par contre je me nicotine les poumons comme une sale.............




J'envisage l'hospitalisation pour faire souffler mes parents.
Je les fais trop souffrir.
Je leur fait trop peur.
Je les aime trop pour foutre autant le bordel dans ma famille.
Je n'ai pas trouvé d'autre moyen de les épargner que de partir en clinique.

J'ai mal aux os, à la tête, aux yeux, aux muscles.
Je me sens vide et à la fois en extase devant ce vide.
En extase dans mon corps en perdition.
En extase face à mes limites physiques.

C'est mauvais tout ca trés mauvais, je suis vraiment retombée, à lire ce que j'écris, je me rend compte que je suis trés loin de ma guérison, trés loin d'aller mieux.
Je dois me faire soigner.

GAIA JE T'AIME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Envoie moi de ton aide, envoie moi le printemps, envoie moi des rayons de soleil, envoie moi un peu de ta chaleur, envoie moi ta beauté, fait briller ton ciel, fait chanter tes oiseaux, fait éclore tes fleurs, fait germer tes fruits.
Sort de ton hivers, sort de ta brume, rejoins moi et viens m'aider s'il te plais !!!!!!!!!!!!!!!



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1 er mars 2007 - Le Plaisir

Le plaisir

Savoir déguster, profiter, savourer, un moment, un aliment ou une personne.
Apprendre à le désirer pour l'apprécier.
Apprendre que jouissance n'est pas synonyme de défaillance.
Savoir ressentir, écouter son corps et répondre à ses attentes.

Découvrir le vrai sens du mot PLAISIR.
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Comment trouver le mode d'emploi de son corps.
Aucune approche pragmatique, aucune étude scientifique ne pourra enseigner la méthode pour vivre ses émotions.
Il n'y a que soit même pour trouver la faille de ce barrage car trop rares sont les personnes capables d'atteindre un coeur figé dans la glace."

ELLES sont "otisme", parfois "schizophrenie".
ELLES mettent mes sentiments dans une cage, loin de ma conscience. Hors de ma portée.
Je ne peux que les voir. A peine ressentis, ils sont déja enfermés là bas et je n'arrive pas à retrouver la clés pour les libérer.


Je me meurt, enfermée dans ma tête.
Je suis tellement tellement tellement fatiguée.
J'abandonne, je les laisse me capturer.



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1er mars 2007 - ANNA


J'ai faim.... Je ne veux pas manger.....Je ne cesse d'y penser.....
J'ai mal aux yeux, ma tête tourne, mais je laisse ANNA me tirer dans ses abysses.
Je n'ai finalement pas réussit à résister, je crois que ça y est, elle a à nouveau gagné.
Je descend. J'entame ma nouvelle chute avec une froideur déconcertante.
Que vais je trouver la bas, dans les trefonds de mon esprit malade ?
Peut être ne vais je trouver que la solitude, la noirceur, la souffrance et la mort. Certainement oui, mais j'y vais quand même c'est plus fort que moi.

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La MORT, elle qui a enfanté ANNA. C'est avec elle que je pars à nouveau flurter.
ANNA, seule amie, seule ennemie.
BOULI, être foufou, échapatoire furtif de mes souffrances mentales, de mes angoisses et cause de mon autodestruction physique.


ANNA & BOULI, deux êtres démoniaques qui dansent inlassablement autour de moi et me prennent régulièrement violemment pour que j'entre dans leur ronde.
Trop rares sont les moments où elles se reposent, trop rares sont les moments où elles me laissent entrevoir la beauté de la VIE qu'elles éclipsent. Elles ont trop peur de ces petites éclipses, car chaque seconde qu'elles me laissent est un risque pour elles que je les renie.
Alors elles s'acharnent, me harcellent sans cesse. Elles sucent ma VIE jusqu'à la dernière goutte.


M'en laisseront-elles suffisamment pour que je puisse encore profiter de tous ces bonheurs de la VIE ?
M'en laisseront-elles suffisamment pour qu'un jour, je sois mère, pour qu'un jour, à mon tour je donne la VIE ?

Je veux y croire, je veux guérir, je veux les tuer, je veux réscuciter, je veux faire le deuil de cette vie à trois pour renaitre moi et seulement moi. MOI aux reines de MA VIE, MOI seule MAITRE des mes faits et gestes, MOI seule DIRECTRICES de mes ENVIES.
Je le souhaite tellement.......

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Maigreur irrationnelle


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J'aspire encore et encore à ce putain de corps frele, maigre, moche, sans regle, sans seins, sans fesses, sans formes, sans plaisir, sans vie....


Mais je dois lutter, lutter, je e dois pas l'écouter.

C'est si dur, Elle est si séduisante...

Elle est telle une sirène et je moi un marin perdu au milieu de l'océan, complètement désydraté, assoifé (de vie), affamé (d'amour).

Oui, je suis là, isolée au milieu de cette énorme étendue, entendant cette sirène chanter à mon oreille, inlassablement, pour me capturer à nouveau, pour me tirer avec elle vers les abysses.

Moi, je n'ai de cesse de me concentrer sur cette toute petite, petite île qu'il me semble apercevoir au loin. Et pour parvenir jusqu'à elle je prend sous mon aile Bouli ou du moins Bouli m'enlace, car je n'arrive pas à faire ce chemin toute seule.

Seulement voilà, Bouli est moche et repoussante. Elle est antipathique, répugnante. Elle est tout sauf attirante. Mais peut être ne puis-je faire ce chemin qu'avec elle. Peut être est-ce un passage obligé. Mais alors si c'est le cas, le chemin va vraiment être long et fastidieux.

Et ce putain d'hélico, qui n'est toujours pas là...............................................................

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Petites pensées d'un soir

Mes os saillants, mon estomac vide, mon sang hypoglycémié, mon corps frêle, ma tête pleine d'angoisses, pleine de noirceur, pleine de lassitude.
Le tout dans un bel enrobage de rires et d'optimisme.
Quel être paradoxal suis-je....

Sensation d'être noyée, plongée aux tréfonds des abysses et d'observer la vie merveilleuse qui danse autour de moi.
Triste pour rien, anéantie au quotidien et pourtant heureuse pour si peu, pour les yeux pétillants d'un enfant, pour une fleur qui éclos, pour un levé de soleil sur les collines lauraguaises, pour un sourire de mon père.
C'est moi... Ou bien est ce tout simplement l'Homme dans toute sa complexité.

Je me cherche et me fuis.
Peut être ais-je peur de ce que je suis, de ce que je vais découvrir de moi. Ou bien peut être suis-je en train de courir aprés une quête dont le trésor est déja devant mes yeux.
Je ne cesse de courir, je n'ai de cesse de me fuir.
Je me laisse happer par le moindre amour que l'on me porte. Et pourtant j'ai fuit la seule personne réellement capable de m'aimer : André.
Finalement, je recherche l'amour tout en étant incapable de l'assumer. Je me fige dès que l'intéret que l'on me porte devient trop grand. Je me paralyse devant un coeur que l'on me lègue.
Trop peur de ne pas savoir l'entretenir, trop peur de blesser, de ne pas être à la hauteur du podium sur lequel j'ai été hissée.
Alors je me montre ingrate, froide, agréssive et distante, laissant l'être cher s'en aller.

La souffrance mentale est tellement plus violente et insupportable que la soufrance physique !
Ainsi je m'inflige le suplice de la faim physique contre celui de la faim d'amour que je suis incapable d'assouvir.
Ainsi je vomi le contenu de mon ventre au lieu de vomir celui de ma tête que je suis incapable de comprendre.


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